‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 337 sur 1121 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LA DUCHESSE DE MARLBOROUGH. C'est inouï!.. Pour la première fois de sa vie, elle avait une volonté!., une volonté réelle! Faut-il l'attribuer aux talents de Bolingbroke?.. Ou serait-ce déjà l'ascendant de cette petite fille?.. (D'un air de mépris.) Allons donc! (Après un instant de silence.) Je le saurai!.. Eu attendant, et tout à l'heure, en sortant de la chapelle où, toutes deux, je crois, nous avons prié avec le niènic recueillement... elle était seule... Bolingbroke et Abigaïl n'étaient plus là... et elle a résisté encore !.. et il a fallu employer les grands moyens!.. Ce bill pour le rappel des Stuarts... J'ai promis qu'il passerait aujourd'hui même à là chambre... si le marquis partait!., et j'ai ses passeports... je les ai... pour demain seulement... Vingt-quatre heures de plus, peu importe?.. Mais, tout en signant, la reine, qui ne tient à rien... pas même à sa mauvaise humeur... aconservé avec moi un ton d'aigreur et de sécheresse qui ne lui est pas j ordinaire... Il y avait de l'ironie, du dépit... une colère se- | crèteetcoucentrée,qu'elle n'osait laisscréclater... (En riant.) j Décidément elle déteste sa favorite!.. Je le sais, et c'est ce 1 qui fait ma force!., la faveur basée sur l'amour s'éteint bien ' vile!., mais quand elle l'est sur la haine... cela ne fait qu'augmenter... et voilà le secret de mon crédit... Qui vient là?.. Ah! notre jeune officier

LE VERRE D'EAU

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