‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 360 sur 1121 · LOUVE · texte numérisé non relu

LOUVE

Ain du vaudeville de VEcu de six francs.

La minute n'est pas signée ;.

Mais BiMa-t) est néglé commue itfanit;.

Et pendant toc présente- aiané»

C'est vous seul qm payez l'impôt.

ÉDOTURD-.

Quoi ! je te paye, est-ce possible !

Il ne manquait plus qae cela; Et gràec à cette maison-là, Je vais- me trouver éligible.

C'est dommage d;e l'avoir vendue.

lolive. Mais c'est fait, ^argent est prètj, et quand vom voudrez...

édouard, à part. C'est une mystification;; mais, parbleu ! je vais bien l'attraper.. {Haut.) p\-visque moi» argent est prêt, mon cher Guillaume, c'est une affaire faite; d«n«zd'e~a»i.

louve. Certainement, MonçieuiH?y (FouiMcmi dans sa poche et tirant sa tabatière .) i aussitôt que- vous aurez signé le contrat, et que le délai pour purger les hypothèques se*a écoulé.

franval. C'est juste.

lolive. Du reste, vous savez; nos conventions % il ne vous revient que vingt mille fcajKSw

édouard, à part, Je m- ceoçefe pas que l'on puisse mentir avec ce front-là.

lolive. Et je les ai- déposés cïie* notre* «©tairas*

édouard. C'est fàc'neuix .* jfauarafë; vont* savoir <$e quelle couleur est votre argent; e«jte? %&œ avoue même. q;ia'à causedc mon beau-père et' poiw d'autres considérations-, si vous» aviez pu me payer sur-ïe-eliiainfy {A 00.) I* pfeisaâfcrie aurait été bien meilleure.

lolive. Je conçois qiue, d'ans votre situation, vous devez avoir besoin d'argent, ne t'ùt-ce que pour voire cautionnement.

édouard. Mon cautionnement...

lolive. Oui, pour votre recette de Marseille.

franval. Comment! il serait vrai? ce que tu me disais de cette place...

loli ve. La nomination est publique, et c'est grâce au crédit de M. de Saint-Marcel.

Air du vaud'evilb d'e Va Somnambule .

Je l'ai vu ce matin encore, 11 a pour vous beaucoup d'égards; Madame surtout vous adore, Même je dois vous gronder de sa part.

Donnez-lui donc la musique nouvelle.

Cette musiqiw... oui1, vous savez, mon cher, De la chanson que vous fîtes pour cil -, Et qui ne peut aller sur aucun air.

édouard, à part. Parbleu ! celui là est trop effronté. [Haut.) Ah eà ! Monsieur...

lolive. Adieu, monsieur le receveur... une place superhe, où, avec un peu d'esprit et de bons conseils,, on peut faire son chemin : on criera après vous, on dira monsieur le receveur par-ci, monsieur le; receveur par-là; moquezvous de tout cela, faites toujours fortune, quand cola devrait les désobliger, parce que, les allai res avant la politesse. Sur ce, je vous baise bien- les mains. Votre trèsdiuwiblc serviteur, de tout mon cœur. (// sort.)

Les précédents, excepté LOLIVE.

édouatRB, le regardant sortir. Voilà bien le plus hardi hâbleur.

franval. Mcm cher Édouard, que J'ai d'excuses à te faire : | crois-tu que j'avais suspecté ta bonne foi? édouard. Comment! vous auriez ptii?.;.

franval. Mais voici qui- change bien la thèse : je veux qu'à l'instant même nous allions efte* M. de Saint-Marcel, que tu me présentes à lui comme ton. beau-père, et que je 1 le remercie^

rose, à part. C'est fait de ME.

Edouard, embarrassé. C'est aujourd'hui lundi ; il sera à sa petite maison de Sai-BC-Ouen, tin endroit délicieux, au bord de tu Seine, vis-à-vis File de Qtjpu Nous y allons une ou 1 deuis fois par semaine.. Imaginez-vous, beau-père, qu'il y a là min BwilHUM sur lequel l'autre' jowr j'ai fait un coup...

Ftt«wua.. Otei; mils M. de Stwiint-Mareel n'y jouera pas aujounSTteBÏ; SI.. Guillaume nous a dit f avoir vu ce matin à Pari&i ainsi, comme je ne me seacie- pas d'y aller sans toi, partes».

ÉDOUARm. Demain, si vous voulez ; mais aujourd'hui cela ! nrest im|P«J6siWe!.

FRANVAL. M pour quelle raison ?

édouar*- j'ai m matin des amis qpae j'attends, et ils se fààsaient ffiiénaie une fête de- se trouver* mec vous. • tRANvAfi.. Je; ne pete... je déjeune, en ville... chez Saint—

; Pi»...

éd ; >u um , vivement* Là f moi qui aà eemmandé un déjeu- ! aer ma@aiiq|Eiiesi

Aot : Dam» ce eastfai- <fe kmtÉ lignage.

Jfaï êSm theotts d-'ira Champagne admirable,

Èînde ti-ufîée et vrai pâté drA mien s.

Mon cœur d'avance eu ee- toîtnqiiet aimable

A confondu vos amis et ltes miens.

Jeunes et vieu*, dés lie. puemiwr service,

Sont du Brème âge;. e< pu* un charme heureux,

A table il faut que chacun rajeunisse;

Là, le vin seul a le droit d'être vieux.

(Pendant ce couplet, Rose a l'air d'écouter attentivement les détails du repas.)

franval. A la bonne heure; mais il est dix heures, ton déjeuner sera, comme le mien, pour midi, et d'ici là nous aurons le temps de faire une visite. Ainsi, tu vas venir avec moi, je l'exige : qu'est-ce que c'est donc que cela?

édowarb-, ai part. M n'en démordra pas.

rose, ci part. Le pauvre jeune homme ne sait plus où donner de la tète.

franval. Eh- bien! qu'as-to dorae?' et d'où vient cet air embarrassé ? tu ne peux pas t' absenter de chez toi pour une demi-heure?

ÉDOc*m». Bfe bteaiî non, bean-père, puisqu'il faut vous lie dire, paisqaw, malgré mes efforts, il est impossible de vous le cacher : je ne puis de toute la matinée m'abscnter une seule minute. {A voix basse.). J'ai une affaire d'honneur, j'attends mon adversaire-.

franval. Mil moi!» Dictai!

rose. J'en étais sùre^ voilà du nouveau.

franval. Et aJcw?s, ce déjeuner que tu me décrivais avec tant AGI facilité..»

édouard. Il est là, il est toujours là*. Je complais prier un de mes awiisque /attends de me servir de témoinc

franval. C'est cela, une mauvaise tète, un éeervelé qui va tout gâter." c'est moi que cela regarde, je me charge d'arranger l'alfaire.

LE MeNÎEÎJK VËRfDlQÏJE.

édouard. Mais non, beau-père, nevous mêlez pas de cela, et laissez-nous faire; cela peut vous compromettre, tandis que nous autres jeunes gens...

franval. Du tout ; je veux savoir de quoi il s'agit, et comment cela est arrive, ou sinon point de mariage*

édouard, à part. Quel diable d'homme! (Haut.) Mais votre déjeuner chez Saint-Phar?

franval. Est-ce que j'y pense maintenant! il m'attendra: quand il s'agit de ton honneur, de tes jours, toi, le fils de mon meilleur ami, mon propre fils; car maintenant je te regarde comme tel. Allons, parle, et raconte-moi tous les détails.

édouard, à part. Au fait, c'est un brave homme. (Haut.) Écoutez donc, beau-père, vous, prenez cela trop au tragique; c'est une aventure comme tant d'autres, un malentendu, une plaisanterie.

franval. Une plaisanterie ! qui compromet votre existence, ou celle d'un compatriote.

édouard. D'abord, c'est un Anglais.

franval. C'est égal. Mais pourquoi vas-tu t'exposer à des voies de fait?

édouard. Je ne l'ai pas touché.

franval. Ou à des paroles.

édouard. Je ne lui ai pas parlé.

franval. Mais alors.

édouard. Voilà ce qui est arrivé : Je dînais hier dans une maison charmante; et vu la beauté de la journée, vraie journée d'été, toute la société prenait le café sur une petite terrasse qui donne sur le boulevard, une terrasse de la hauteur d'un entresol, et qui n'a pas même de balustrade; notez bien le fait.

rose, à part. Voilà une exposition qui méfait frémir.

édouard, comme un homme qui cherche toujours ce qu'il va dire. La maîtresse de la maison.... une femme fort aimable... jeune encore, des yeux noirs magnifiques... la maîtresse de la maison me versait un moka brûlant;, et, occupé à la regarder et à lut adresser quelques compliments, je ne m'apercevais pas que le trop plein de ma tasse tombai tperpendiculairementsur mon pied, qui n'était défendu que par un simple bas de soie. Un geste rétrograde que je fais pousse un monsieur qui était derrière moi, au bord de la terrasse, et ma foi...

franval et rose. Ah ! mon Dieu !

édouard. Pas le moindre danger... cinq ou six pieds d'élévation; mais le malheur teitt que, juste au même moment, passe un Anglais qui le reçoit sur ses épaules.

rose, riant. Ah f ah ! je n'y tiens pftfs !

franval. Comment! Rose, cela te fait rire?

rose. Oui, Monsieur, je n'ai pu m'en empêcher.»

édouard. C'est ce que fit aussi tonte la société. L'Anglais furieux s'en prend à moi, prétend que j'ai jeté exprès un homme sur lui. Je cherche à arranger l'affaire; je lut propose même sa revanche, en lui accordant un étage de plus, c'est-à-dire qu'on le jettera sur moi du premier. Il se refuse à toute espèce d'arrangement; nous échangeons nos adresses, et lord Cook Brook, mon adversaire, doit venir me prendre ce matin avec son épée.

franval, secouant (a tète. Je t'avouerai que cette histoirelà me semble bien extraordinaire ; mais n'importe, je ne te quitte pas, je serai ton témoin.

édouard,. à part. Est-il tenace! (Haut.)

AtR du Petit Courrier1.

Franchement je n'ai pas le droit De vous faire attendre, beau-père; Car enfin, si mon adversaire} Ne venait pas... cela Se voit.

Il est des gens plein* de sagesse, Craignant fort de s'aventurer,

Et qui demandent votre adresse, Pour ne jamais vous rencontrer.

franval. Eh bien! s'il n'arrive pas, nous irons chez lui.

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