SCÈNE XIX
Les précédents, ANASTASE.
anastase.EIi bien! tout le monde est prêt, partons-nous?
julien. Ah! mon ami, tout est arrangé; je te conterai cela. Fais-moi tes compliments, j'épouse.
anastase. Vrai? Eh bien fais-moi les tiens : je n'épouse pas.
m. van-berg. Quand vous voudrez partir, Madame, votre landau est à la porte.
anastase. Mesdemoiselles, votre fiacre est en bas. (A Paméla, à qui il donne la main.) Venez, venez; ce soir, en dansant, nous parlerons de ce perfide Auguste, qui ne vous méritait pas, et dont vous devriez bien vous venger...
paméla, soupirant. C'est ce que je me dis tous les jours.
gkorgina, aux autres. Eh bien ! elle me l'enlève! elle qui ce matin voulait se périr.
paméla . à part, regardant Anastase en soupirant. Pourvu que celui-là me soit fidèle!
m. van-berg, à sa femme qui, pendant ce temps, causait acec Joséphine. Allons, allons, retournons à l'hôtel.
Joséphine. Et nous à Tivoli.
toutes, sautant de joie. A Tivoli! à Tivoli!
madame van-berg, donnant la main à son mari, et regardant Joséphine etses compagnes. Ah ! qu'elles sont heureuses !
VAUDEVILLE
Air : R nde de Saint-Malo.
JULIEN
Des riches qui m'environnent L'ennui ne m'a point tenté; Vive la gaité que donnent L'iimour et la pauvreté!
C'est bien, c'est bien, Voilà le vrai bien ; On n'a peur de rien, Quand on n'a rien.
CHOEUR
C'est bien, etc.
JOSÉPHINE
Un pauvre millionnaire Pour ses biens à chaque instant Craint quelque destin contraire, Et nous disons en chantant :
C'est bien, c'est bien, Pour nous tout va bien, On n'a peur de rien, Quand on n'a rien.
CHOEUR
C'est bien, etc.
MIMI
Ces robes où l'or s'étale Au bal peuvent se froisser £ Mais en robe de percale Sans crainte l'on peut danser.
C'est bien, c'est bien, Pour nous tout va bien, On n'a peur de rien,
Quand on n'a rien.
CHOEUR
C'est bien, etc.