SCÈNE XVHI
Les précédents, JULIEN, JOSÉPHINE, PAMÉLA, GEOR- GINA, MIMI, ADRIENNE, TOINETTE, GOGO, avec leurs chapeaux et leurs ombrelles..
julien, donnant la main à Joséphine, Monsieur Van-Berg encore dans ces lieux!
madame van-berg.. Oui, mon cher Julien, il a voulu y rester pour vous annoncer lui-même qu'il vous gardait dans ses bureaux avec deux mille francs d'appointements, et qu'en outre il vous donnait trente mille francs comptant pour épouser Joséphine.
julien. Comment! il se pourrait!., je ne peux croire encore...
Joséphine, baisant la main à madame Van-Berg. Ah! vous êtes la meilleure et la plus généreuse des femmes.
madame van-berg, lui fermant la bouche. Tais-toi, petite, tais-toi; j'ai bien autre chose à t'apprendre. Fais tes adieux à ces demoiselles, et partons, car je t'emmène avec moi.
Joséphine. Demain, soit, mais aujourd'hui [A ses compagnes.) nous finirons la soirée ensemble... je n'oublierai jamais ces lieux où j'ai été si heureuse; et je reviendrai souvent vous revoir.
paméla, essuyant ses yeux. A la bonne heure, car je ne pourrais m'habiluer à l'idée d'une telle séparation.
mimi, pleurant. Ni moi non plus; cette chère Joséphine !.. Reçois nos compliments.
georgina, de même. Oui, nos compliments et nos adieux. [A part.) Est-elle heureuse!., cela ne m'arriverait pas à moi...
LES GRISETTES
Joséphine, les embrassant toutes l'une après l'autre. Mes amies, mes bonnes amies!
MUHj à part, après l'avoir embrassée. Encore une de parvenue.
paméla, de même, et montrant madame. Van-Berg. Ce n'est pas étonnant, quand la vertu est protégée par des grandes dames.
mm,regardant M. Van-Berg. Etsurtout par des banquiers.