SCÈNE XXIÏI
Les précédents, BEAUCLAIR, GERMAIN.
Beauclair. Monsieur de Senneville.
germain. Neveu du ministre.
senneville, à l'exempt, en lui donnant des papiers. Luimême qui prend tout sur lui et se charge de vous justifier.
Beauclair. Vous le voyez... je suis de parole! On vous aime; j'ai perdu et je vous amène le notaire; enchanté, Monsieur, que vous soyez l'homme que j'ai tué hier sur la route de Strasbourg. J'espère que cela ne mettra aucun obstacle à votre contrat de mariage, et je demande à signer le premier.
senneville. C'est trop de générosité, et je vous pardonne ma mort, si elle me procure votre amitié. (A d'Estival.) Vous saurez tout, Monsieur.
d'estival. Mais il en est temps.
senneville. Si je n'ai plusles droits de Beauclair, au moins n'ai-je plus les torts qu'on lui reprochait, et peut-être pardonnerez-vous une supercherie que l'amour seul m'avait inspirée! C'est de vous que j'attends mon bonheur; vous seul pouvez confirmer l'aveu que Mademoiselle a daigné me faire, et que peut-être n'ai-je dû qu'à la pitié.
d'estival. Comment! ma fille aurait avoué?....
lise. Mon père, il était malheureux, ce n'était pas le moment de l'accabler.
d'estival. Ah çà, décidément, quel est le véritable M. de Beauclair?
Beauclair, le saluant. Celui qui a été chercher le notaire.
LE PARRAIN
X Cr ^
M. BORiND. Qu'est-ce qui veut se charger de cet enfant-là, et m'en débarrasser? — Scène 19.
COMÉDIE EN UN ACTE ET EN PROSE Représentée, pour la première fois, à Paris, sur le théâtre du Uyiuuase dramatique, le 83 avril fl Sïi.