‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 418 sur 1121 · M. GODARD, LE COMTE DE HOLDEN · texte numérisé non relu

M. GODARD, LE COMTE DE HOLDEN

le comte. N'est-ce point ici M. Godard, négociant? M. godard. Moi-même, Monsieur.

le comte. C'est un effet de quatre mille francs, payable au porteur.

m. godard, à part. Ah! mon Dieu ! monsieur Vanberg, le négociant hollandais, qui m'avait promis de ne point le mettre en circulation et d'attendre à demain. (Haut.) Monsieur, certainement vous serez payé, j'ai les fonds, mais dans ce moment cela me gênerait beaucoup, et si vous pouviez attendre seulement à demain matin.

le comte. C'est avec un grand plaisir que j'accéderais à votre demande; mais je suis obligé de partir dans deux heures pour la Belgique, et cet argent m'est nécessaire pour mon voyage.

m. godard, à part, dans le plus grand embarras. Comment faire, et à qui s'adresser? Les négociants mes confrères, il ne faut pas y penser. Eh parbleu ! j'ai là le parrain de mon fds : en le tenant sur les fonts baptismaux il contracte l'obligation de le défendre, de ie protéger: c'est un second père, et mes intérêts deviennent les siens. (Au comte.) Monsieur, donnez-vous la peine de vous asseoir! (A part.) Il est riche, il est à son aise, et quand je ie prierai de m'avancer celte somme-là pour quelques heures, il ne peut pas me refuser sans manquer à la délicatesse, après tout ce que nous faisons pour lui. (Au comte.) Je suis à vous, et avant un quart d'heure vous aurez votre argent, (Il sort.)

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