‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 468 sur 1121 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ADÈLE, AMÉLIE Et SOPHIE.

adele, /c.v voyant entrer. Sophie !.. Amélie !.. amélik. Eh ! oui... tu vois que tout le monde ne t'abandonne pas.

Sophie. Et que nous te sommes fidèles dans le malheur... il y a si longtemps que je veux venir te voir... mais j'ai eu trois hais cette semaine.

amélie. Et mm donc? du monde tous les jours.

ADÈLE. Vous recevez... vous allez au bal... vous êtes bien heureuses.

Sophie. Mais toi, pourquoi cet air plus soucieux encore qu'à l'ordinaire?

adele. On le serait à moins: ma sœur me quitte à l'instant, elle veut que j'écrive à mon mari.

amélie. A ton mari ?

sophie. Tu deviens absurde!

adele. Pourquoi donc?

sophie. Comment, pourquoi? mais ne vois-tu pas que Clarisse n'est venue ici que de sa part ; c'est ton mari lui-même qui l'envoie : il est plus impatient que toi de te revoir, car il t'aime et tu ne l'aimes pas.

amélie. Il est désolé de l'éclat qu'il a fait.

sophie. Et ne demande qu'un prétexte pour se raccommoder.

adéle. Oui ! oui !.. c'est possible... Si cependant vous alliez vous tromper, que deviendrais-je? car enfin vous en parlez bien à votre aise toutes deux ; vos maris sont riches et ne voient rien que vos mémoires qu'ils ont la bonté d'acquitter; mais moi, à qui il ne reste rien de mes splendeurs passées... rien que ce goût de dépenses... ces habitudes de luxe auxquelles on ne peut renoncer, et qui sont devenues pour moi comme une seconde nature.,, que ferais-je?

amélie, Es-tu bonne de tinquiéter ainsi, et de penser à l'avenir!.. Tu n'as que de beaux jours à espérer, que des plaisirs, du bonheur en perspective...

adéle. Et comment cela?

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