‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 557 sur 1121 · SCÈNE XIV.1 LE CHEVALIER, JULIE · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV.1 LE CHEVALIER, JULIE

(Julie sort de chez la duchesse.)

le chevalier. Ah! c'est vous, Julie, le ciel en soit loué !

jui.ie. Vous qui ne vouliez plus me voir; qu'avez-vous donc? N'entrez-vous pas dans la salle du bal, où l'on vous attend sans doute?

le chevalier, sans l'écouter. Où est votre mari?

julie. A la caserne de Raymond, où je vais le trouver, pour retourner ensemble chez nous.

le chevalier. Gardez-vous-en bien, qu'il n'y retourne jamais, sa liberté est menacée.

julie. Ociel! mon mari!

le chevalier. Et ce ne sont point les seuls dangers qui l'attendent. Mais je déjouerai leurs infâmes complots. Que Gérard se cache seulement jusqu'à ce soir.

julie. Mais où lui trouver un asile?

le chevalier, réfléchissant. Où? chez M. le duc de Penthièvre. Si ce digne prince était à Paris, l'autorité de son nom, de ses nobles vertus nous protégerait. N'importe, je vais vous conduire à son hôtel, il est ouvert à tous les infortunés, son homme de confiance vous y recevra. Pendant ce temps, je me procurerai des chevaux. Dans deux heures, j'irai vous chercher, et demain vous serez loin de Paris.

julie, jetant dans ses bras. Ah ! comment vous remercier!

le chevalier. En me donnant la force de t'oublier. On vient, je les entends, leurs fêtes me poursuivent jusqu'ici. (Se dégageant des bras de Julie.) Julie! Julie! pense à Gérard. (Julie pousse un cri, s'arrache des bras du chevalier, et se précipite vers la porte à gauche, tandis que celui-ci sort par la porte à droite.)

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