LAGNY
Imprimerie de Vulat et Ci», —
LA BOHÉMIENNE
américain avait tort, et si je le condamne, on va encore crier à l'injustice. Je ne peux cependant pas, moi Anglais et gouverneur de Boston, laisser insulter un compatriote, un officier de Sa Majesté ; et d'après ce que je vois là... (Il lit.) « Hier, dans une nombreuse « assemblée, lord Ruthven, officier de notre armée, « a porté le toast suivant : Au roi Georges, et à la « vieille Angleterre! Un officier américain, assis en « face de lui, au lieu de lui faire raison, a levé len- « fement son verre et s'est écrié : A la prospérité de a l'Amérique! et des acclamations unanimes lui ont « répondu. L'officier anglaiss'est cru insulté ; un duel « s'en est suivi ce matin, et notre compatriote a succi combe. L'agresseur porte le nom de sir Arthur « VVinkerton> capitaine aux dragons de Virginie, et « nous ne doutons point que, dans sa justice éclairée, « Votre Excellence ne punisse un Américain assejj! « factieux pour donner un coup d'épée à un officier « anglais... y> Les dragons de Virginie! ce régiment s'est toujours fait remarquer par son mauvais esprit, et c'est celui que commande Lionel. Allons, il faut me défier de moi-même : car j'ai trop de raisons de désirer qu'il suit coupable: (En ce moment miss lien- . rittte sort de son appartement.)