SCÈNE XL ZAMBARO, écrivant; SIR COKNEV, BATHILDE
sir cokney, à la cantonade. Je vais payer l'aubergiste, Milady, et nous parlons à l'instant.
zambaro, toujours assis, et écrivant. Ici, mon gentilhomme.
LA BOHÉMIENNE
sm cokney, se retournant. Quoi?
zambaro. Deux mots, s'il vous plaît.
sir cokney, le reconnaissant. Ah ! ah ! c'est encore vous?
zambaro. Silence!
sir cokney. Qu'est-ce que c'est!
zambaro, écrivant toujours. Vous avez failli tout perdre, en me reconnaissant tantôt.
sir cokney, d'un air dédaigneux. Comment,]'d\ failli.
zambaro. Oui, vous avez fait une sottise.
sir cokney. Hein !
zambaro. Cela vous étonne?
sir cokney, avec hauteur. Un peu.
zambaro. Mais vous pouvez tout réparer. (Pliant sa lettre et la cachetant.) Vous allez porler ceci à Son Excellence.
sir cokney. Moi ! Dieu me damne, je crois qu'il se permet de donner des ordres.
zambaro, se levant, allant à sir Cokney, et lui donnant la lettre. Et je vous conseille de les suivre, si vous tenez à votre place et à la vie.
sir cokney, suffoqué. Comment, si j'y tiens? mais certainement. C'est inouï; il faut venir dans ce paysci pour entendre de pareilles choses... (Zambaro le presse.) J'y vais à l'instant.
bathilde, le rappelant au moment où il va sortir. Monsieur...
sir cokney, revenant. Qu'y a-t-il?
zambaro. Oui, un mot; rapportez-moi la réponse de Son Excellence, et dites-lui qu'on recevra cette nuit les derniers renseignements; partez.
sir cokney. Je n'y comprends rien, un secrétaire d'État transformé en estafette; c'est original! enfin, je suis de tous les secrets, et je n'en sais aucun.
zambaro, le poussant. Eh! pas de réflexions; partez vite, car les voici. (A Bathilde.) Et toi, rentre à l'instant.
bathilde. Plus d'espoir; ah ! maudit soit le jour où je l'ai connu ! (Elle rentre dans la chambre à droite.)
LAGfiY
— tiii)ri:ni!?:e de Yialat et '■ le — V -3 -»
LA BOHEMIENNE.