SCÈNE XI r
Les précédents, MARGUERITE, accourant au bruit.
marguerite. Sire!., sire!., qu'y a-t-il?
François ier, avec exaspérai ion. S'il croit, en me tenant captif, tenir la France enchaînée, s'il espère lui imposer des. sacrifices pour ma rançon, il se trompe, il n'aura rien. Son prisonnier lui échapper*,
marguerite. Comment !
fiunçois ier. Attends, attends! (lise met à la table, adroite.) Marguerite. Sire, que voulez-vous faire?
LES CONTES DE LA REINE DE NAVARRE
Henri. Quel est votre dessein? (Écoutant près du tableau de saint Pacôme.) C'est singulier!... derrière ce tableau j'ai cru entendre... Non, non!...
François ier, après avoir écrit avec agitation, se lève et dit en passant entre eux: Henri!., ma sœur!., veillez bien sur cet écrit, dérobez-le à tous les yeux. Défendez-le, au prix même de voire sang, car il faut qu'il parvienne entre les mains de ma mère, de Louise de Savoie, régente de France !..
marguerite. Je vous le jure... Mais qu'est-ce donc?
François icr. Tiens!., tiens!., je te le confie.
Marguerite, le regardant, et poussant un cri. Àb ! votre acte d'abdication ?
François Ier. En faveur de mon fils, le Dauphin, et maintenant Charles-Quint aura beau faire, le roi n'est plus à Madrid, il est en France.
iienri. Sire!., sire!..
François icr. Non... François Ier n'est plus rien... qu'un simple gentilhomme, qu'on pourra torturer peut-être, mais dont la main ne peut plus signer de traité, et qui, du fond de sa prison, peut s'écrier encore : Que Dieu sauve la France! (Le roi est debout. — Henri et Marguerite sont tous les deux à genoux.)
FIN DU DEUXIÈME ACTE