‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 723 sur 1121 · DES ARTISTES · texte numérisé non relu

DES ARTISTES

reu.se, une bonne maladie pour toi, mon garçon; il faut suivre cela avec attention.

scipio:.'. Je vous demande bien pardon, mon professeur, mais je crois que vous vous trompez sur ce malade-là.

m. franval. Qu'est-ce que ça veut dire, je me

(rompe?

scipion. Permettez; non pas sur les effets, mais sur la cause de sa maladie; je l'ai fait parler ce malin, et il me semble que chez lui c'est le moral qui est attaqué; il y a quelque chose qui le tourmente, quelque arrière-pensée qui l'agite. Aussi je lui ai dit : Mon client, pour que la médecine puisse agir avec effet sur le corps, il faut d'abord que l'àme soit tranquille, et la vôtre ne l'est pas. Il m'a serré la main en me disant : Docteur, vous avez raison ! Eh bien ! lui ai-je répondu, commençons par là? mettez-vous d'abord en paix avec vous-même, cela vous regarde; pour le reste je m'en charge, et vous jouirez bientôt, comme dit notre professeur, des deux trésors les plus précieux sur la terre : Mens sana in corpore sano.

m. franval. Tu lui asdit cela? embrasse-moi, mon cher Scipion; je te cède ce maladc-là; il est à toi,

Et par droit de conquête, et par droit de naissance.

Voilà un élève cligne de moi.

scipion. Merci, mon professeur; je tâcherai de faire honneur à vos principes.

M. franval, passant près de la. cheminée, et s'y asseyant pg,ur se chauffer. Comme moi à ton diner; car il me semble que l'heure approche.

scipion, à part. Nous y voilà, j'étais bien étonné qu'il l'eût oublié. (A Franval.) Mon professeur, si, en attendant, vous vouliez jeter un coup d'œil sur ma bibliothèque?

auguste, bas, à Scipion. Ta bibliothèque !

scipion, de même. Ces trois livres de médecine qui sont là, sur la planche. (A part.) Et Camille qui ne revient pas!

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