SCÈNE XXIV
Les précédents; MADAME DEBEAUMONT, PLACIDE, Trois jeunes Demoiselles, le reste de la société, deux Domestiques.
CHŒUR
Air de la contredanse du Bal champêtre. En fidèle convié, Chez vous j'accours au plus vite, Surtout lorsque nous invite Le plaisir ou l'amitié.
Alexandre. Eh bien ! ma mère, est-ce qu'on ne se met pas à table?
madamelocard. Si vraiment... nous n'attendons plus personne.
Alexandre. Est-ce toujours à la demoiselle en bleu que je dois donner la main?
madame locard. Eh! non...
Alexandre. C'est donc à la petite en rose?
madame locard. Encore moins.
Alexandre. Alors, je comprends... c'est à la troisième.
madame locard. A aucune.
Alexandre. Comment cela se fait-il?., je n'épouse plus personne?
madame locard. Non, pour le moment... à cause de votre insouciance, à cause de votre amour pour Amélie... mais j'y ai mis bon ordre... (A un domestique.) Faites servir, car tout le monde nous reste. (A Placide et à madame de Beaumont.) Tous les jours on ne se marie pas, et l'on dîne ensemble.
placide. Je suis forcé de vous quitter... car on vient de me l'aire demander en bas... M. Badoulard, un de mes compatriotes.
madame locard. Quoi ! M. Badoulard, de Fontainebleau!., je le connais beaucoup... un petit bossu...
placide. Qui n'est pas malheureux; car sa fille Aspasie,quiest tout son portrait, vient d'hériter de quatre cent mille francs.
madame locard. Et c'est pour lui que vous nous quittez!.. Non pas, je vous garde, ainsi que votre ami... (A l'autre domestique.) Dites à M. Badoulard que nous l'attendons... que son couvert est mis, et qu'il faut qu'il dine avec nous... (A Alexandre.) Changez les cartes et mettez M. Badoulard à côté de moi.
Alexandre. Quoi ! ma mère, vous auriez des idées?..
madame locard. Taisez-vous.
Alexandre. Me l'aire épouser une bossue!
madame locard. Et votre charge à payer?
le domestique. Madame est servie.
CHŒUR
En fidèle convié, Chez vous j'accours au plus vite, Surtout lorsque nous invite Le plaisir ou l'amitié.
auguste, au public.
Air de Thémire.
D'un notaire de confiance, Si quelqu'un n'était pas pourvu, Voici le nôtre .. il a, je pense, Grand besoin d'être soutenu.
En attendant que quelque belle Veuille avec lui se marier, Donnez-lui votre clientèle, Car il a sa charge à payer.
TOUS
Sa charge est encore à payer.
FIN DE LA CHARGE A PAYER
LE BAISER AU PORTEUR
LE BAISER AU PORTEUR
COMÉDIE-VAUDEVILLE EN UN ACTE
tteprésentée, pour la première fols, à Paris, sur le (hràtre du Gymnase dramatique, le 9 juin