‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 872 sur 1121 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

FARDOWE, ALICE.

alice. Mon père! mon père!

fardowe. Qu'est-ce que tu viens faire ici? N'ai-je pas dit que je voulais être seul? Il est bien é'onnant que nous autres seigneurs nous n'ayons jamais un instant à nous.

alice. Ne vous fâchez pas, je voulais savoir si vous n'étiez pas indisposé.

fardowe. Je me porte à merveille, quant à présent... Il faut espérer que ça continuera; et pour ça, faismoi le plaisir de t'en aller.

alice. Est-ce que vous ne venez pas au château ! On vous attend; la danse est organisée, le vin circule en abondance; et ce sont des cris de joie, des transports...

fardowe. Et une ivresse générale; ils ont raison ! la vie est courte, et il faut en profiter. J'irai les rejoindre aussitôt que je pourrai. En attendant,voici une lettre qu'il faut remettre à Milord.

alice. On va la lui envoyer sur-le-champ.

fardowe. Non, ce n'est pas la peine; dans une heure, il sera temps. Adieu, ma fille. (A Alice, qui s'en va.) Ah ! encore un mot.

alice. Qu'y a-t-il?

fardowe. Je désire que tu la lui portes toi-même, entends-tu ? Et si j'ai eu des torts envers toi, tu verras, mon enfant, que j'ai songé à les réparer.

alice. Que dites-vous?

fardowe. Va-t'en... (La rappelant.) Ah! ma fille.

alice. Que voulez-vous, mon père?

fardowe. Rien... tiens, embrasse-moi... encore une fois... (Lui serrant la main.) Alice, tu es une bonne fille, une excellente fille... (Brusquement.) Allons, vat'en, et laisse-moi tranquille.

alice. Oui, mon père. (A part.) Je n'y connais plus rien.

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