ALEXIS, POLESKA, JEAN, MICHELINE, KOULIKOF, CHOEUR
Alexis, à part.
0 coup affreux! ô trouble extrême!
Quand j'avais cru toucher son cœur,' C'est elle, hélas ! c'est elle-même Qui vient de combler mon malheur.
poleska, à part.
0 sort heureux! ô joie extrême!
Je puis donc braver sa fureur ; Pour me venger, le ciel lui-même M'envoie enfin un protecteur.
« JEAN
Qui'lP trahison! c'est elle-même Qui le dénonce à Monseigneur; Si c'est ainsi qu' sa femme l'aime, Dieu me gard' devant de bonheur.
MICHELINE
Qticir trahison ! c'est elle-même Qui le dénonce à Monseigneur.
Que devenir? 0 peino extrême!
Mou pèr' partagerait son malheur !
KOULIKOF
Allons, calniez ce trouble extrême] .Te n'obéis qu'à contre-cœur.
LA LUNE DE MIEL
Si c'est ainsi qu'elle vous aime.
Il faut subir voire bonheur.
CHŒUR
Quel coup affreux! quel trouble extrême!
Pauvre garçon!., quel mauvais cœur!
Quoi ! c'est sa femm', sa femme' ell'-mèmc
Qui le dénonce à Monseigneur!
(A la fin de cet ensemble, Koulikof fait passer Jean et Micheline entre ses hommes; Alexis les suit, en jetant un regard de colère sur Polcslca, qui paraît triomphante. La toile tombe.)