‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 925 sur 1121 · DE MIEL · texte numérisé non relu

DE MIEL

tous.

Arrêtez, arrêtez! il enlève sa femme!

koulikof.

Sur votre sort, sur celui de Madame, Je m'en réfère à Monseigneur, Car il arrive.

poleska.

Ah ! quel malheur !

ensemble.

koulikof, le choeur, poleska, gustave, koulikof et le choeur.

Qu'on arrête le téméraire !

Méhez-le devant Monseigneur.

D'un maître juste et sévère Il a mérité la rigueur.

POLESKA.

Grands dieux! que résoudre et que faire? Ah ! rien n'égale mon malheur.

D'un maître terrible et sévère Gomment désarmer la rigueur?

gustave, à part.

Ali! pour moi quel destin prospère!

Je n'ai plus peur de Monseigneur; Je revois celle qui m'est chère, Et je retrouve le bonheur.

koulikof, aux'paysans qui emmènent Gustave. Qu'on le conduise dans la chambre de Monseigneur, c'est l'ordre de madame la baronne. (Arrêtant Poleska.) Et vous, Madame, tout est près pour votre départ, on va vous reconduire près de votre père.

poleska. Et de quel droit m'éloigner de mon mari?

koulikof. Votre mari! c'est ce qui vous trompe.

Micheline. Hé! oui, sans doute, réjouissez-vous, il ne l'est plus.

poleska. Qu'est-ce que cela signifie?

micheline. Que l'arrivée de Monseigneur a tout changé au château.

jean. Il m'a fait remettre en liberté.

micheline. Il m'a fail promettre; un mari; et il vous débarrasse du vôtre. C'est-il gentil?

poleska. Ce n'est pas possible.

koulikof, lui remi-ttant un papier. Oh ! il n'y a pas à en douter; voici l'acte de séparation signé par Monseigneur : madame la baronne vous l'envoie.

micheline. Et avec cela, à ce qu'il parait, vous voilà comme moi : c'est comme si vous n'aviez jamais été mariée.

koulikof. Absolument la même ebose.

poleska. Grands dieux! je ne peux plus l'accompagner, je n'ai plus le droit de le suivre!

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