‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 927 sur 1121 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Les précédents, Vassaux et Domestiques, précédant GUSTAVE, en riche uniforme, et décoré de plusieurs ordres.

Ain : Chœur final des Manteaux.

0 surprise imprévue !

0 moment de bonheur !

Pour nous quell' douce vue !

C'est lui, c'est Monseigneur. poleska, qui s'est jetée à genoux sans lever les yeux. Ain de l'Ermite de Saint-Avelle.

Devant vous, humble et confuse, Pleurant l'époux que j'aimais, A vos genoux je m'accuse De l'aimer plus que jamais.

Ma liberté, de mes peines Serait cause... Ah! Monseigneur,

En me rendant mes chaînes, - Rendez-moi mon bonheur.

(Elle lui présente le papier, que Gustave repousse.)

Gustave. Cet acte, c'est vous qui l'avez demandé. poleska. 0 ciel!

Gustave. C'est à vous de le déchirer.

poleska. Ah! de grand cœur. (Le déchirant en morceaux.) Tenez, Monseigneur. (Elle lève les yeux.) Que vois-je?

le comte, la recevant dans ses bras. Un époux. la baronne. Une sœur.

CHOEUR

Air final des Manteaux.

Quel bonheur ! quelle ivresse 1 Est-il un sort plus doux?

On lui rend la richesse Et le cœur d'un époux.

koulikof, portant les clés sur un plat d'argent et les présentant au comte. Monseigneur, je viens... Que vois-je? ce vassal insol...

le comte. Lui-même, qui vous pardonne (Montrant Poleska.) avec la permission de Madame. Maintenant, Poleska, c'est à moi de trembler; car si jamais quelqu'un a mérité votre courroux...

poleska. Hein ! si je n'étais pas corrigée, quelle belle occasion ! Mais Alexis avait déjà reçu la grâce de Monseigneur. (Se retournant et apercevant Jean et Micheline qui se tiennent à l'écart.) Hé bien ! maître Jean, hé bien ! Micheline, depuis que je suis redevenue grande dame, vous .n'osez plus m'approcher.

micheline. Ah! ce n'est pas par fierté.

poleska. A la bonne heure, personne n'en aura plus. (Regardant son mari.) N'est-il pas vrai ? et quoique établis au château, nous garderons la chaumière que vous avez achetée; oui, mon ami, je veux toujours que de mes fenêtres on puisse l'apercevoir ; et si jamais je retombais dans mes anciens défauts, s'il me survenait quelque idée de grandeur, je regarderais sur-lechamp la cabane du sabotier.

CHOEUR

Quel bonheur! quelle ivresse!

Est-il un sort plus doux?

On lui rend la richesse Et le cœur d'un époux.

poleska, au public.

Ans du vaudeville des Frères de lait.

Quand une femme se, corrige,

Ce ne peut être tout d'un coup.

Je sais fort bien, c'est là ce qui m'afflige, Qu'il m'est resté des défauts, et beaucoup; 11 m'est resté des défauts, et beaucoup. Mais un espoir en mon cœur vient de naître,

Vous êtes, j'en dois convenir, Trop clairvoyants pour ne pas les connaître, Et trop galants pour vouloir m'en punir.

(Le chœur reprend les deux derniers vers.)

LA DEMOISELLE A MARIER

CAMILLE, avec u;i panier sous le bras. L autour^

Un jour, etc. — Seine 3.

LA DEMOISELLE A MARIER

ou

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