‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 944 sur 1121 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les précédents, DUCOUDRAI.

ducoudrai. Eh bien ! jeunes gens, qu'est-ce que vous faites donc?

Camille. Là... mon parrain qui vient nous déranger au plus beau moment... car Monsieur, qui faisait le modeste, est excellent musicien.

Alphonse, remettant la harpe de côté. C'est plutôt Mademoiselle qui chante à merveille.

ducoudrai, à Camille. Il s'agit bien de chansons! Ta mère te demande pour l'aider à préparer son dessert; et puis on a besoin de ton avis pour placer l'orchestre.

Alphonse. Comment, est ce qu'il y aurait un bal?

ducoudrai. Oui, un bal de famille.

Camille. Ah! mon Dieu! [A Alphonse.) De crainte qu'on ne m'invite pour la première contredanse, je dirai que je suis priée par vous, n'est-il pas vrai? c'est un service d'ami.

Alphonse. Oui, sans doute.

Camille. Parce qu'avec vous je n'ai pas peur, maintenant surtout que nous nous connaissons si bien. Adieu, mon parrain; adieu, monsieur Alphonse; je vais arranger le dessert, et puis après, j'irai reprendre ma belle robe. Est-ce ennuyeux !

Alphonse. Vous êtes si bien ainsi! [Camille sort.)

Page 1