‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 960 sur 1121 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Les précédents; ISABELLE, sortant de l'appartement à droite.

Isabelle. Ah ! mon Dieu ! que de monde ! Vous n'entendez pas?..

chavigni. Quoi donc?

Isabelle. Des chevaux, des chiens, des piqueurs... C'est le grand-duc qui revient de la chasse, et qui entre se reposer chez madame de Surville.

rodolphe. 0 ciel !

Isabelle. Mon père l'accompagne, et madame la marquise s'est hâtée d'aller recevoir son altesse.

rodolphe. Qui peut l'amener en ces lieux ?

chavigni. J'y suis maintenant ; c'est le comte de Moreno, l'envoyé d'Espagne. 11 m'avait menacé d'interrompre notre entrevue.

rodolphe. Grand Dieu ! est-ce que vous lui auriez appris ?

chavigni. Je n'ai pas dit un mot ni à lui ni à personne. Je viens ici pour un costume de bal, et voilà tout.

rodolphe. A merveille. Vous avez bien fait; mais c'est surtout avec le grand-duc que je vous recommande la plus grande circonspection.

chavigni. Vous pouvez être tranquille.

Isabelle, bas, à Chavigni. Ah! Monsieur! quelle aimable femme que la marquise! elle s'intéresse à nous, elle nous protège, elle promet de nous unir. Ainsi, faites tout ce qu'elle vous dira, c'est là ce que je vous recommande. (S'éloignant de lui.) Voici mon père et son altesse.

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