‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 972 sur 1121 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

CHAVIGNL seul. Voilà la frayeur qui me prend à mon tour; cette pauvre femme s'exposer ainsi pour moi. Je ne sais en honneur si je dois la retenir ou la laisser faire ; parce que ce qu'elle va faire là est quelque chose de si hardi, de si... Diable m'emporte si je sais ce que c'est, mais ce doit être terrible. Et c'est moi qui ai combiné, qui ai conduit .tout cela, qui suis la cause de tous ces grands événements... Ah ! si M. de Moreno était ici! lui qui soutenait ce matin que le génie faisait tout; si cetie entreprise, quelle qu'elle soit, vient à réussir, ils seront tous persuadés de mes immenses talents; mais si elle ne réussit pas, je suis le plus ridicule et le plus absurde des hommes. Que

i se passe-t-il là-dedans? Suis-je un Sot ou un homme de génie? Cela se décide en ce moment, sans qu'il y ait de ma faute, et sans que mon mérite influe en rien sur la décision. La marquise ne revient pas; mauvais présage. Allons, c'est décidé, je suis un sot, et voilà M. de Saldorf qui vient m'en apporter la nouvelle officielle.

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