ZUN1GA ET SES AMIS
O bonheur! ô surprise nouvelle!
Le hasarda servi nos desseins.
O beauté dédaigneuse et rebelle.
Je tiens donc tes destins dans mes mains!
Je punis la fief te qui m’offense,
Et gaîmeut te soumets à mes lois.
Et folie, et plaisir, et vengeance,
En un jour tous les biens à la fois!
RICCARDO
O bonheur ! ô surprise nouvelle !
Il tenait mon destin en ses mains !
Et sa voix indulgente et fidèle A servi, protégé mes desseins!
Mon bonheur a passé ma croyance !
La voilà! je l’entends! je la vois!
Les amours, les honneurs, l'opulence,
En un jour tous les biens à la fois !
ZARAH.
C’est bien lui, c’est sa voix, oui, c’est elle Dont la nuit m’apportait les refrains!
D’un amant si discret, si fidèle,
Quels étaient les désirs, les desseins?
Même encor, redoutant ma présence,
Il hésite, il frémit, je le vois!
Sou amour, son effroi, son silence.
Tout me charme et me trouble à la fois!
MARTIN
Je conçois sa surprise nouvelle :
Je tenais dans mes mains ses destins; Mais ma voix indulgente et fidèle
LE GUITARRERO.
A servi, protégé ses desseins.
Il commence à chérir l’existence,
Et du ciel ne maudit plus les lois!
Les amours, les honneurs, l’opulence,
En un jour tous les biens à la fois ! '
MANUELA
O bonheur! ô surprise nouvelle!
D’où vient donc ce caprice soudain?
Quoi ! ce cœur à l'hymen si rebelle Tout à coup a changé de dessein !
Oui, son rang, sa valeur, sa naissance,
Lui devaient mériter un tel choix!
Les amours, la beauté, l’opulence.
C’est avoir tous les biens à la lois!
FRA LOIUiNZO.
Vous voyez que ce cœur si rebelle Tout à coup a changé de dessein !
Je l’ai dit, à mes ordres fidèle.
Tout s’empresse et tout cède soudain!
Oui, son rang, sa valeur, sa naissance.
Lui devaient mériter un tel choix !
Ses amours, la beauté, l’opulence,
C’est avoir tous les biens à la fois !
/UMGA, bas à Riccardo, lui montrant Martin.
Tu le connaissais donc?
niccARDO, troublé.
Oui, sans doute... un ami Qui me connaît il peine... et me protège aussi!
Martin, bas, à Riccardo.
Je te l’avais promis... tu vois que je commence!
zuniga, bas, à Martin.
Vous voilà du complot!
maiitin, naïvement.
Tous ceux que l’on voudra1 Ça vous arrange!... moi de même... touchez là! riccardo, à voix basse, à Martin.
Croyez, Monsieur, qu’eu ma reconnaissance Tous mes jours sont à vuua!
uartin, de même.
J’y compte bieu, oui dà!
Et les réclamerai quand le moment viendra!
EKSBUBi.lt.
ZUN1GA ET SKS AMIS.
O bonheur! ô surprise! etc.
MARTIN
Je conçois sa surprise, etc.
ZARAH.
Ccst bien lui ! c’est sa voix, etc.
MANUELA
O bonheur! ô surprise! etc.
RICCARDO
O bonheur! ô surprise! etc.
FRA LORENZQ.
Vous voyez que ce cœur, etc.
(Zuniga et Martin font signe à Riccardo d’offrir sa main à Zarah ; elle l’accepte. Manuela prend le bras de Lorenzo, et ils se dirigent vers la promenade,
suivis de Zuniga et des jeunes seigneurs La toile
tombe.)