‹ Å’uvres illustréesChapitre 125 sur 1154 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

INTRODUCTION

CHŒUR

Clochettes de la pagode,

Retentissez dans les airs,

Et, suivant l’antique mode,

D'hymen formez les concerts.

Clochettes de la pagode.

Retentissez dans les airs!

TCHIN-KAO

Mon bonheur ne peut se comprendre.

Ma fille épouse un mandarin ;

A tous ici, pour mieux l’apprendre,

Sonnez, clochettes... tin! tin! tin!

Je crois des écus de mon gendre Entendre le son argentin,

Tin! tin! tin! tin! tin!

CHŒUR

Clochettes de la pagode.

Retentissez dans les airs! etc., etc.

tchin-kao, bas, à sa fille, qui est voilée. Allons, ma fille, allons, Peki,

Parlez donc à votre mari !

peki, de même.

A quoi bon? que puis-je lui dire?

tchin-kao.

Vous, la fille d’un laboureur.

Epouser un grand de l’empire ?

tsing-sing.

Le favori de l’empereur.

Le seigneur Tsing-Sing! c’est tout dire.

(S’approchant de Peki.)

AIR

Trésor de jeunesse et d’amour,*

Beauté dont mon âme est ravie!

Je t’ai vue. . et pour toi j’oublie Mon rang, ma noblesse et la cour!

De ma naissance.

De ma puissance.

Un seul coup d’œil Brise l’orgueil.

Et plein d’extase,

Mon cœur s’embrase,

S’embrase aux feux De tes beaux yeux.

Trésor de jeunesse et d’amour!

Etc., etc.

On te dira que je suis vieux!

N’en crois rien, l’amour n’a pas d’âge;

Et, pour te séduire, je veux Que mes trésors soient ton partage.

Et que chacun dise soudain :

« C’est la femme d’un mandarin.

« Dans ses alours quelle élégance!

« Ses pieds ont foulé le satin.

« Perle et rubis ornent son sein.

« Mollement elle se balance,

« Bercée en son beau palanquin. »

Esclaves, servez votre reine.

Esclaves, courbez-vous soudain ;

C’est votre maîtresse et la mienne,

C’est la femme d’un mandarin...

Quel honneur! quel heureux destin !

D’être femme d’un mandarin !

CHŒUR

Quel honneur! quel heureux destin,

D’être femme d’un mandarin !

PEKI.

Soumettons-nous à mon destin,

Je suis femme d’un mandarin!

TCHIN-KAO

Quel bonheur ! quel heureux destin.

D’être femme d’un mandarin !

tchin-kao, à sa fille et aux paysans .

Allez ! allez veiller aux apprêts du festin.

CHŒUR

Clochettes de la pagode.

Retentissez dans les airs! etc., elc.

(Ils sortent tous , excepté Tsing-Sing, et Tchin-Kao .)

LE CHEVAL DE BRONZE

pbki, La victoire est à moi. — Acte 3> scène 6.

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