SCENE XIII
Les précédents. Seigneurs et Dames de la cour. CHŒUR.
Le temps est beau, la mer est belle.
Entendez-vous les matelots?
La tartane qui nous appelle,
Est prête à sillonner les flots !
Rodolphe, pendant ce temps, s'approche de Nisida et lui dit à demi-voix et tendrement.
A mon serment, je suis fidèle!
P’un pareil dévoûnjent voue mç devez le prix!
ZANITTA,
la princesse, à Rodolphe.
Prenez garde!
(■ Lui montrant Zanetta.)
Restez auprès de votre belle!
(Souriant.)
C’est le devoir d’un amant bien épris.
mathanasius, d Dionigi et à Ruggieri, avec qui il cause. Yoilà le fait! n’en dites rien!..
ruggieri, qui a causé avec d’autres seigneurs. Yoilà le fait! n’en dites rien!..
Du roi lui-même, je le tien!
(Chacun se répète à voix basse la nouvelle qui circule dans tous les groupes en se montrant Zanetta.) zanetta, à part , avec douleur, les regardant. Encor! encor!
la princesse et Rodolphe, à part, les regardant.
Très-bien ! . . très-bien !
ENSEMBLE
ZANETTA
De nous ils semblent rire!
Ah! mon cœur se déchire.
On vient de tout leur dire.
C’est affreux! c’est bien mal!
(Montrant Rodolphe.)
11 me maudit peut-être?,,
(Montrant le baron.)
Et c’est lui! c’est ce traître Qui leur a fait connaître Ce mystère fatal !
CHŒUR
♦ C’est charmant! il faut rire
De son tendre martyre !
C’est vraiment du délire,
C’est trop original.
Daphnis va reparaître,
Et cet amour champêtre,
A la cour fait renaître Le genre pastoral !
RODOLPHE
Oui, Messieurs, l’on peut rire De mon tendre délire.
De l’objet qui m’inspire Un amour sans égal!..
Rodolphe et la princesse, montrant le baron. Oui, lui-même, ce traître Ne peut s’y reconnaître;
Le bonheur va renaître!
Je brave un sort fatal.
ZANETTA-
zanetta, voyant tous les regards tournés vers elle.
Sur mui s’arrêtent tous los yeux!
Pourquoi?., pour un seul amoureux!
(Pleurant.)
On croirait que les grandes dames,
A la cour n’en ont jamais vu !..
hodolpoe, allant à elle en souriant, et cherchant a la consoler.
Quoi ! tu pleures vraiment?
ZANETTA
Oui, je lis dans leurs ilmos,
Us vont tous m’accabler, et je l’ai bien prévu!
(Essuyant ses yeux.)
Avec ces dames si hautaines,
Je ne troquerais pas mon sort!
RODOLPHE
Et pourquoi?
ZANETTA
Leurs plaisirs sont moins doux que mes peines! Rodolphe, étonné,
le ROuVrcnant amicalement le bras de Rodolphe, qu'il emmène.
Allons, viens!
ruggieri, voyant Rodolphe à qui le roi donne le bras. ruo * Il n’est donc pas encor
En disgrâce?
le roi.
Partons!..
CHOEUR
C’est charmant!., il faut rire De son tendre martyre !
C'est vraiment du délire,
C'est trop original !
L’àgo d’or va paraître ,
Et cet amour cliampètro.
A la cour fait ronaltre Le genre pastoral.
TOUS
Le temps est beau , la mer est bollo!
Voici les cris des matelots!
Partons! le plaisir nous appelle,
Partons ! lançons-nous sur les flots .
(Le baron donne la main à la princesse Le roi tient Rodolphe sous le bras, et cause avec lui. Le ™ e de la cour les suit. Zanetta, restee ssuc, les regarde s'éloigner.)
Un riche boudoir, dans le cabinet du roi.