SCENE XIV
Les précédents, PEK1, sortant de la porte à droite, elle a des habits d’Iiommc; TAO-JIN, sortant de la porte à ijauclie un instant après.
peki, avec effroi.
Yanko! Yanko! pourquoi l’appelez-vous ainsi?
tcuin-kào, apercevant Peki habillée en homme. Peki sous ce costume!..
peki, dans le plus grand trouble.
Eli! qu’importe, mon pore?
TAO-JIN
Qu’est-il donc arrivé?
peki.
Quel bruit a retenti? tciiin-kao, à Tao-Jin.
Ce qu'il est arrivé?., voilà votre mari!
Qu’on a changé... voyez I [A Peki.)
Et ce n’est rien, ma clicre ;
Yanko de même !..
PEKI ET TAO-JIN, regardant l’une Yanko, cl l’autre Tsing-Sing.
O ciel ! il a parlé !
TCUIN-KAO.
Oui, sans doute il m’a révélé
Que là-haut... (S'arrêtant.) Qu’allais-je faire?
Ah! taisons-nous! en voilà deux déjà !
C’est bien assez de magots coinm.' ça !
ENSEMBLE
TAO-JIN
Oui, sur ce mystère Il n’a pu se taire.
Le destin sévère Vient nous séparer !
Destin que j’ignore.
Qui dés mon auror.- Mo rend veuve encore!
Dois-je en murmurer?
PEKI.
O Dieu tutélaire Qui vois ma misère.
Que pourrais-je faire
( Montrant Yanko.)
Pour le délivrer?
Pour lui que j’adore.
Amour, je t’implore.
Sois mon guide encore Et viens m’inspirer !
TCHIN-KAO
Oui, je veux me taire.
Et de moi, ma chère.
Effroi salutaire Vient de s’emparer!
Péril qu’on ignore Est plus grand encore;
Mon Dieu ! je t’implore.
Viens nous inspirer!
CHŒUR
O fatal mystère !
O destin contraire !
Que pourrions-nous faire Pour les délivrer ?
Péril qu’ou ignore Est plus grand encore;
O Dieu que j’implore,
Viens nous inspirer!
CHŒUR, montrant Tsing-Sing et Yanko.
Qu’en ferons-nous en attendant?
TAO-JIN
Pour leur trouver un gîte et brillant et comin do, Transportons-les dans la grande pagode,
Dont ils seront le plus bel ornement!
peki, regardant Yanko.
Ah! pour le rendre à sa forme première.
Si j’employais Les terribles secrets...
Que j'ai surpris ici...
De mon mari !
ensemble.
TAO-JIN
Oui, sur ce mystère Il n’a pu se taire !
Le destin sévère Vient nous séparer !
Destin que j’ignore,
Qui dès mon aurore Me rend veuve eiicurc !
Dois-je en murmurer?
PEKI.
O Dieu tutélaire Qui vois ma misère,
En toi seul j’espi ro Pour le délivrer !
Pour lui que j’adore,
Amour, je t’implore !
Sois mon guide encore Et viens m’inspirer !
TCHIN-KAO
Oui, je veux me taire,
Et de moi, ma chère,
Effroi salutaire Vient de s’emparer!
Péril qu’on ignore Est plus grand encore;
O Dieu que j’implore,
Viens nous inspirer!
CHŒUR
O fatal mystère !
O destin contraire,
Que pourrions-nous faire Pour les délivrer?
Péril qu’on ignore Est plus grand encore;
O Dieu que j’implore.
Viens nous inspirer !
peki, à part avec exaltation.
Oui, j’en crois mon courage et l’ardeur qui m’enflamme! S’ils, ont tous succombé, c’est à moi, faible femme.
Qu’est réservé l’honneur de l’emporter!
Et cette épreuve... eh bien! j’oserai la tenter!
(Elle s’élance vers la porte à droite qu’elle referme sur elle.)
tchin-kao, regardant Peki.
Eh bien donc! où va-t-elle ?
(On voit, par la fenêtre du fond, Peki s’élancer sur le cheval de brome qui l’enlève, et elle disparaît.)
TCHIN-KAO ET LE CHOEUR
O terreur nouvelle !
Funeste destin !..
(Regardant dans la coulisse à gauche et en l’air.)
La voyez-vous là-haut!., là-haut!., là-haut!., c’est elle ! Qui disparait sur le cheval d’airain !
tous, revenant au bord du théâtre.
Ah! c’est inconcevable!
C’est à faire frémir !
D’une audace seiflblable Je ne puis revenir!
(La toile tombe.)
LE CHEVAL DE BRONZE