‹ Å’uvres illustréesChapitre 181 sur 1154 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Ut» mCÉDBNTS, STROUNN.

strounn, sortant de la tour à gauche. Je l’ai bien entendu ; marcho devant pour m’éclairer, et surtout n’approche jamais do cotte tour, i«s plu» que Betty, ou sinon. . . vous m’entende». (H tort, précédé par Carill, qui a pris la lanterne.)

BETTY, seule. Mon pèro veut m’eCfcayer et me donner le change sur la belle inconnue ! Ou la trompe, c’est sùr, on a rompe tout comme moi ; nous autres jeunes filles, on ne fait plus que ça; mais heureusement j’ai de la tête, ce n’est pas à moi qu'on en fait accroire...

COUPLETS

premier couplet.

k Prends garde à toi, me répète mon père ..

« Tous les amants sont des monstres affreux :

« Fuis leurs discours; aucun d’eux n’est sincère,

« Crains de l’amour le poison dangereux.

« Ah! tu serais perdue à l’instant môme,

« S’il t’arrivait d’aimer... » Croyez donc ça. ,

J’aime Carill; oui, je l'aime... je l’aime,

Et pourtant me voilà.

Oui, me voilà.

Me voilà.

deuxième couplet.

« Modeste fleur brillait dans la prairie,

« On admirait sa native blancheur;

« Des papillons les baisers l’ont flétrie,

« Elle a perdu sa beauté, sa fraîcheur...

- « Ma tille, hélas ! même sort te menace, h S’il t’arrivait jamais... » Croyez donc ça...

Carill m’embrasse ; il m’embrasse, il m'embrasse,

Et pourtant me voilà,

Oui, me voilà,

Me voilà.

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