‹ Å’uvres illustréesChapitre 183 sur 1154 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

STROUNN, VICTOR, BETTY, qui se tient à l'écart.

Victor, prenant Strounn à part. 11 y a un autre message plus important.

strounn. Qu’est-ce donc?

Victor. Cet écrin, et ces tablettes, que Milord m’a dit de présenter moi-même à la jeune lady.

strounn , l’entraînant du côté opposé à celui où est Betty. Silence! ah! il vous a dit... il a donc bien de la confiance en vous?

victor. Si on n’en avait pas en son premier valet de chambre! un valet de chambro est un ami à qui on donne des gages, voilà tout. Daignez donc me conduire auprès de Malvina de Morven.

strounn. Impossible dans ce moment.

VICTOR. Et pourquoi ?

strounn. U y a aujourd’hui trois mois qu’elle a perdu le duc de Catdheral, son oncle, qu’elle aimait beaucoup, et elle veut passer cette journée dans la solitude et la prière.

LES DEUX NUITS

Victor. Oui, mais mol, c’est différent; elle peut toujours recevoir...

strounn. Personne, que les jeunes Allés du pays, qui, selon la coutume, et une heure seulement avant le mariage, viendront la prendre pour aller en pèlerinage à Saint-Dunstan.

Victor, à part, avec dépit, Ce soir à ouzo heures, il sera bien temps!

strounn. Mais donnez toujours, je vais lui remettre de la part de Milord cet écrin.

Victor, vivement. Et ces tablettes.

strounn. Je m’en charge.

Victor, à part. Allons, elle aura du moins de nos nouvelles. (Haut.) Mais, de grâce, ne tardez pas.

strounn. Vous êtes bien pressé; oo y va, soyez tranquille, on y, va. (U s’approche de la porte à gauche, qui est celle de la tour. En ce moment on sonne en dehors ; il s'arrête.) Allons, voilà qu’on sonne encore à la grande porte; j’y cours, je ne peux pas être partout. (Il sort.)

Page 1