‹ Å’uvres illustréesChapitre 197 sur 1154 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LORD FINGAR et STROUNN , venant de la droite; ÉDOUARD, se cachant derrière le pilier gothique.

édouabd, à part. C’est Fingar!

lord fingar, vivement, à Slrounn. Tu arrives do Butlutid?

stnouNN. Oui, Milord.

ÉDOUAnD. Grand Dnu! écoutons.

LORD FINGAR. Avec le COUSlublC ?

STROUNN. Oui, Milord.

LES DEUX NUITS

lord FiNGAn. Et vous ramôncz les deux prisonniersî strounn. Oui, Milord, jusqu’à un certain point.

LORD fingar. Que veux-tu dire ?

strounn. Que l’un d'eux n’y est plus.

LORD F1NGAR. O Ciel

strounn. Et que l’autre a disparu.

Édouard, à part. Victor est sauvé.

LORD fingar, à Strounn. Misérable!

STROUNN. Ne vous fâchez pas, ce n’est rien encore; où est lady Malvina?

LORD FINCAR. Elle vient d’arriver avec nous à Saint- Dunstan, et elle est là, dans cet oratoire dont j’ai la clé.

strounn. Vous en êtes sûr? (En ce moment Betty, qui a rouvert la fenêtre, promène son doigt sur la harpe en faisant des gammes du haut en bas.) lord fingar. L’entends-tu?

strounn. C’est juste, je reconnais sa brillante exécution. lord fingar. Pourquoi cette demande?

strounn. C’est qu’il paraît que cette nuit on enlève tout le monde, jusqu'à ma fille...

lord fingar. Que dis-tu?

strounn. Que j’avaisaussi enfermée moi-même, à double

toür, dans le salon de Robert Bruce, et qui ^disparu avec les deux prisonniers.

lord fingar. Pas possible!

strounn. Je vous dis qu’au château de Butland la place n’est pas tenable. Nous y Serions restés, moi et le constable, qu’on nous aurait enlevés aussi ; et le plus étonnant, c’est que Carill, qui était resté au château quelque temps après nous, n’a rien vu ni entendu. lord fingar. Ce Carill, en es-tu bien sûr ? strounn. Parbleu! il aime Betty ; 11 n’aurait pas laissé enlever sa maltresse.

lord fingar. L’observation est juste; mais qu’est-ce que tout cela signifie ?

ÉDOUARD, à part. Allons attendre Victor; il ne peut tarder, car il sa t que je suis à Saint-Dunstan , et que l’heure approche. (Il sort par le fond )

strounn. Mais voici M. le constable qui peut nous en apprendre davantage.

LES DEUX NUITS

Édouard... tous voilà! que se

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