‹ Å’uvres illustréesChapitre 196 sur 1154 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

ÉDOUARD, BETTV.

Betty, ouvrant la fenêtre grillée de l’oratoire qui fait face aux spectateurs. Près de vous.

Édouard. Mon ange tutélaire, vou? voilà ; que sc passet-il donc?

betty. Je venais vous le demander.

Édouard. A moi?

betty. Eh! oui, sans doute; j’ai bien peur! j’ai fait dire à lord Fingar, qui s’imagine toujours que je suis Milady, que jusqu’au moment de la cérémonie je voulais rester seule dans cet oratoire, où je suis renfermée à double tour. On m’a laissé pour m’amuser la harpe de madame la supérieure, à laquelle je me garderai bien de loucher, et pour cause... Ainsi, dépêchez-vous de me délivrer ou tout va se découvrir; je ne compte que sur votre proteelion.

Édouard. Et moi qui comptais sur la vôtre! Qui êtes- • vous?

betty. Betty.

Édouard. La bonne amie de Carill?

betty. Justement. Allez, Milord, votre minage nous donne assez de mal. D’aprcs les ordres de monsieur votre valet, dont je ne sais pas le nom...

Édouard. Victor ! c’est lui qui a mené tout cela. betty. J’ai prévenu la prisonnière qu'on la trompait, que vous l’aimiez toujours, que vous lui seriez fidèle. . c’est vrai, n’est-ce pas?

éDoitard. Je te le jure.

betty. A la bonne heure; car je ne voudrais pas mentir, surtout pour un autre ; ah! si c’était pour mon compte. Édouard. Eh bien! qu'a-t-elle répondu?

betty. Que si on pouvait lui en donner la preuve, peulélre n'épouserait- elle pas lord Fingar.

Édouard. Et comment lui parler? comment me justifier à ses yeux?

betty. C’est pour vous en donner les moyens qu’elle a consenti à changer de costume avec moi. »

Édouard. Et tu ne me l’as pas dit!

betty. Est-ce que je le pouvais devant tout ce monde? Édouard. Où est-elle?

betty. Au château de Butland.

édouabd. Et Victor?

betty. Au château de Butland, sous les verrous.

Édouard, regardant le cadran. Et onze heures ont déjà sonné! N’importe, j’y retourne; un mot encore.

betty, refermant la fenêtre. On vient; prenez grrde.

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