‹ Å’uvres illustréesChapitre 199 sur 1154 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les précédents, JAKMANN, amené par plusieurs Laquais.

jobson. Voici d’abord le premier voleur. Approchez! lord fingar. Que vois-je! c’est Jakmann, mon coureur ! jakmann. Qui a couru aujourd’hui de fameux dangers. Oui, Milord, je m’étais réfugié dans ces ruines où je me reposais un instant, quand on est venu m’arrêter; car depuis ce matin on ne fait que cela.

jobson. Il serait possible !

jakmann. Aussi j’ai une fameuse déclaration à vous faire. jobson. Une déclaration !

QUATUOR

jobson.

Parlez, parlez, et sans mystère;

La justice vous entendra.

LAi:NÏ, — Imprimerie de Vian el Cie. — Rh If

LES DEUX NUITS

(Aux montagnards.)

Vous, surtout, tâchez de vous taire; Songez que le constable est là!

ENSEMBLE

JOBSON

Ah ! je tiens l’affaire.

Elle est nette et claire.

De mon ministère Je connais les droits.

Je saurai les prendre.

Et pour leur apprendre,

J’en veux faire pendre Au moins deux ou trois.

JAKMANN.

Oh! c’est une affaire,

Oui, c’est un mystère Terrible, je crois.

J' n’y peux rien comprendre; Mais on doit en pendre Au moins doux ou trois.

HNGAR ET STROUNN.

Peur moi, cette affaire Me parait peu clairn ;

Mais, pour celte fois,

Oui, laissons-le faire.

De son ministère Respectons les droits.

LE CHCEÜR.

Quelle est cette affaire?

Quel est ce mystère, ele., etc.

JAKMANN.

Le jour venait de naître,

Je portais à Butland,

De la part de mou uuit o,

Lu message important.

JOBSON

Bien, bieu.

JAKMANN.

Au détour d’une gorge,

Deux hardis montagnards Me mettent sur la gorge Le fer de leurs poignards.

JOBSON

Bien, bien.

JAKMANN.

« Si tu ne te dépêches,

« Dit l’un en menaçant,

« De livrer tes dépêches,

« Je te tue à l’instant. »

JOBSON

Bien, bien.

JAKMANN.

Et prompt à me soumettre, Soudain je lui remets Le paquet et la lettre Qu'a Butland je portais.

JOBSON

Bien, bien.

Je tiens toute l’affaire.

STROUNN ET LORD F1NGAR, à part.

Moi, j’y vois du mystère.

JOBSON

C’était un voleur, c’est très-bon.

JAKMANN.

C’est selon.

JOBSON

C’est selon !

Quel est donc ce langage?

On est voleur ou non.

C’est l’ordinaire usage.

JAKMANN.

Ici le fait n’est pas ecrtain,

Et je crains de me compromettre.

Quand l’un me prenait cette lettr -.

L’autre me glissait dans la main Sa bourse, où, par un sort propice, Se trouva ent trente pièces d’or.

Voyez plutôt, voyez, Milord.

jodson, prenant la bourse.

Donnez, donnez à la justice.

Pour un voleur, c’est étonnant!

Les lois dont je suis l'interprète,

N’ont pas prévu ce cas embarrassant,

D’un voleur qui vous arrête Pour vous donner de l’argent.

JOBSON

Pour moi cette affaire N’est plus aussi claire.

Ma judiciaire S’cmbrouillo, je erois.

Tâchons de comprendre,

Et pour leur apprendre,

J’cn veux faire pendre Au moins deux ou trois.

LORO EINGAK.

Pour lui cette affaire N’est plus aussi claire.

Sa judiciaire S’embrouille, je erois.

Et pour mieux comprendre,

Il en ferait pendre Au moins deux ou trois.

JOUSON.

En mon procès-verbal pour ne rien oublier,

Qu'on avertisse mon greffier,

(Fingar fait signe à Strounn, qui sort par la gauche )

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