‹ Å’uvres illustréesChapitre 200 sur 1154 · SCENE VJ · texte numérisé non relu

SCENE VJ

Les précédents, VICTOR, amené à la droite par les gens de lord Fingar.

(Victor a de larges favoris, des moustaches, un manteau, et le mime costume qu'à son entrée du second acte.)

JOBSON

Voici l’autre quidam que mes gens ont su prendre.

(Il fait signe à Fingar de s’asseoir à gauche sur le banc de pierre qui est près do la table, et cause quelques instants à voix basse.)

Victor, à droite du théâtre, et entouré par les gens du constable.

O contre-temps fatal ! comment faire à présent?

( Regardant autour de lui.)

Je ne vois pas mon maître, et ne lui peux apprendre Que non loin de ces lieux Malvina nous attend.

(Montrant un billet qu’il tient.)

Si ces mots, qu’au crayon ma main vient de transcrire. Pouvaient lui parvenir...

(Apercevant Jahmann.)

C’est Jalimann! qu’ai-je vu?

jjOBSON, à Fingar , montrant Victor.

Celui-là pourra nous instruire.

Victor, à part, montrant Jahmann.

Bientôt il m’aura reconnu.

Allons, et c’est le seul refuge.

Pour embrouiller l’affaire, embrouillons notre juge! jorson, allant près de Victor.

Avancez!

Je vous écoute ; commencez!

VICTOR

Messager ordinaire Du village voisin,

Pour mes courses à faire Je partais ce matin.

JOBSON

Bien, bien, jusquïeu Tout va m’être éclairci.

VICTOR

Au détour d’une gorge,

Deux hardis montagnards Me mettent sur la gorge Le fer de leurs poignards.

jobson, avec joie.

(Montrant Jahmann.)

Bien, bien, c’est comme lui.

LES DEUX NUITS

jaicuann, qui en ce moment regarde Vicfor.

Eh, mais! ne serait-ce pas lui?

VICTOR

« Si tu ne te dépêches,

« Dit l’un en menaçant,

« De livrer tes dépêches,

« Je te tue à l’instant. »

JOoson, de même, se frottant les mains.

Bien, bien, c’est comme lui.

jakmann, de même.

Eh, mais! je crois bien que c’est lui! jobson, à Jakmann et Victor.

Pourriez-vous reconnaître Ce voleur si hardi 'l

yictor et jakmann, se désignant mutuellement.

Oui, je le vois paraître,

Oui, c’est lui!

Le voici!

JOBSON

Un incident semblable Est vraiment étonnant!

Victor et jakmann, se montrant toujours l’un l’autre. Moi, je suis innocent.

Mais voici le coupable,

Oui, voici le coupable.

JOBSON

O bonheur peu commun !

Deux fripons au lieu d’un !

ENSEMBLE

JOBSON

Pour moi, cette affaire N’est plus aussi claire.

Ma judiciaire S’embrouille, je crois;

Mais pour mieux m’y prendre,

Je les ferai pendre Tous deux à la fois.

LORD FINGAR.

Pour moi, celte affaire Mc parait peu claire;

Mais, pour cette fois, rOui, laissons-le faire ;

De son ministère „

Respectons les droits.

Victor, montrant Jobson.

Dieu merci, l’affaire N’est plus aussi claire.

Sa judiciaire S’embrouille, je crois.

jobson. Qu’on les emmène tous deux! ( Les gens de Fingar saisissent Victor. Les autres saisissent Jakmann, et on va les emmener au moment où paraissent Strounn et le greffier.)

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