SCENE IX
Les précédents; SANCHETTE, sanchette, accourant. Que c’était beau ! la belle cérémonie! ils sont mariés.
FINAL
PHILIPPE
Que dit-elle?.
CRESPO
D’où viens-tu doue?
SANCHETTE
De la chapelle,
Où l’on célèbre en ce mom.nt Le mariage de Fernand!
PHILIPPE
Fernand !
SANCHETTE
Lui-mème !
Il épouse celle qu’il aime!
PHILIPPE
Ils sont unis!
SANCHETTE
Et pour jamais.
Quel bonheur brille dans leurs traits! Philippe, à part.
C’en est donc fait, plus d’espérance !
Je n’en ai plus qu’en ma vengeance!
SANCHETTE
Vous vous plaignez de leur bonheur!
LliOGADll-:.
LbocaDIb. Non, non, cluignoi-rous — Acte 3, scène 2
PHILIPPE
Oui, oui, l’enfer est dans mon cœur.
SANCHETTE
Quels sentiments sont donc les vôtres!
Monsieur, si nous ne pouvons pas
Nous marier, faut-il, hélas!
Vouloir en empêcher les autres?
Philippe, à part, sans l’ ccouter.
C’est fini, je ne crains plus rien.
Oui, son trépas ou le mien.
sanchette. remontant le théâtre .
Entendez-vous? l’écho répète Les sons de la musette Et ceux du violon.
Voyez d’ici sur le gazon
Se former les jeux et la danse;
Hélas ! sans moi le bal commence!
(Elle pousse les trois grandes croisées du fond, et l’on aperçoit le tableau d’une fête de village; d’un côté, l’orchestre, les ménétriers et la danse, de l’autre, un jeu de bague, et des tables où plusieurs villageois sont occupés à boire, et portent la santé de ferfm nd.)
ENSEMBLE
Philippe, à part.
O fureur! ô vengeance!
Je punirai le ravisseur !
Sa mort est la seule espérance Qui puisse consoler mon cœur.
CHŒUR
Ah! quel beau jour pour lui commence ! De Fernand chantons le bonheur.
Oui, de cette heureuse alliance Rien ne peut troubler la douceur.