‹ Å’uvres illustréesChapitre 249 sur 1154 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

Les précédents, DARMENT1ÈRES.

agathe. C’est le docteur!.. Et mon père, comment vat-il?..

darmentières. Beaucoup mieux, grâce à la potion calmante que je viens de lui faire prendre, et qu’il refusait d’abord.

agathe. Vous savez donc?..

darmentières. Oui, mon enfant, j’ai découvert la cause de son mal; je vous l’avais bien dit, et je vous raconterai plus tard. Allez m’atleudre au jardin.

agathe, prête à sortir et revenant. Est-ce dangereux, monsieur le docteur, et en meurt-on?

darmentières. Presque jamais, et au contraire, il y en a beaucoup qui en vivent. ( Voyant qu’elle fait un geste.) Mais je n’ai pas le temps de vous expliquer... j’ai une consultation à donner à un autre malade, (Montrant Arthur.) à Monsieur.

agathe. Est-il possible! il est souffrant, il est malade?

darmentières. Très-sérieusement.

AGATHE. O ciel!

darmentières. Eh! mais, comme vous voilà troublée ! et quel intérêt pouvez-vous y prendre ?

agathe, à demi-voix. Quel intérêt! c’est lui dont je vous parlais ce matin, sur la route de Rouen, ce jeune étranger...

darmentières, se frappant le front. La berline, la diligence renversée ; je comprends. C’est très-bien, très-bien, mon enfant; alors, comme je vous l’ai dit, laissez-moi et allez vous promener au jardin.

agathe. Mais, Monsieur...

darmentières. Et vous aussi, allez-vous résister au docteur?

AGATHE. Non, Monsieur... non, je m’en vais; je vous le recommande. (Se retournant.) Pauvre jeune homme! ah! mon Dieu! que c’est dommage! (Elle sort.)

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