‹ Å’uvres illustréesChapitre 263 sur 1154 · LES CARABINIERS · texte numérisé non relu

LES CARABINIERS

On prétend qu’en ce voisinage.

Depuis quelque temps on l’a vu. i Gagnons avec courage Le prix qui nous est dù.

PAMÉLA

Non, non, jamais plus de voyage,

C’était un point bien résolu.

Malgré tout mon courage,

Que mon cœur est ému!

LORENZO

v, On prétend qu’en ce voisinage.

Depuis quelque temps on l’a vu.

Mes amis, du courage !

Le bandit est perdu.

ZERLINE

Je tremble qu’en ce voisinage Ce hardi brigand n’ait paru ;

Je redoute sa rage ;

Que mon cœur est ému!

milord, s’approchant de Lorenzo. Oui, messie le brigadier, c’est à vous que je faisais ma déclaration. lorenzo. Je vous écoute, Milord.

milord. Je bavais l’honneur d’être Anglais; je bavais enlevé, selon l’usage, miss Paméla, une riche héritière que je bavais épousée par inclination.

paméla, soupirant. Oh oui! à Gretna-Green! milord. Et pour éviter les poursuites, je havais voulu voyager en Italie avec elle, et la dot que je havais enlevée aussi, comme je disais à vous, par inclination. paméla, soupirant. Oh! oui.

milord. Et, à une lieue d’ici, le postillon à moi, il avait été arrêté.

paméla. Yes, par des bandits. Oh! Dieu! lorenzo. De quel côté venaient-ils?

milord. Quant ils ont attaqué moi, je dormais dans le landau, près de Milady...

paméla. Yes. Maintenant, Milord dormait beaucoup; aussi je disais : Cela portera malheur à vous, mon cher milord.

lorenzo. Et que vous ont-ils dérobé ?

milord. Ils avaient fouillé partout, et avaient pris... paméla. Tous mes diamants, '

milord. Ils étaient si beaux!

paméla. Et ils allaient si bien à moi ! lorenzo. C’est la bande que nous poursuivons, celle de Fra-Diavolo ! De quel côté se sont-ils réfugiés? milord. Vers la montagne, et nos diamants aussi. lorenzo, à ses soldats. Allons, Messieurs, en route!., buvez le coup de l’étrier, et dirigeons-nous de ce côté. ( Pendant que Mathéo verse à boire aux soldats.)

zerrine, s'approchant de Lorenzo et à demi-voix. On dit ce brigand si redoutable... s’il vous arrivait malheur?

lorenzo. Autrefois je pouvais tenir à la vie; mais maintenant...

zerline. Lorenzo !

lorenzo. Demain vous en épouserez un autre; vous avez eu plus d’obéissance pour votre père que d’amour pour moi, je ne vous en ferai point de reproches. Adieu, soyez heureuse, et pensez à moi quand je ne serai plus...

zerline. Vous vivrez, vous vivrez! je ferai des vœux pour vous!

lorenzo. Des vœux ! oui, faites-en pour que demain je ne puisse pas voir votre mariage.

zerline. Que dites-vous?

lorenzo, essuyant une larme. Allons! allons! le devoir avant tout. J’espère, Milord, vous rapporter de bonnes nouvelles. Adieu, père Mathéo. Adieu, Zerline. (A ses soldats.) En marche! {Il sort avec ses soldats.)

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