‹ Å’uvres illustréesChapitre 27 sur 1154 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Le théâtre représente un pavillon circulaire à l’italienne.

Une coupole soutenue par des colonnes , qui, de tous les côtés, donnent du jour et laissent apercevoir les jardins. — Au fond, un grand escalier de marbre, par lequel on descend dans le parc. — Deux portes latérales donnant dans d’autres appartements, — Dans les entre-deux des croisées , des consoles pu m^bre sur | lesquelles sont des vases ds fleurs.

SCENg PREMIERE.

(Au lever du rideau, toutes les darnes d’honneur de la princesse sont assises à travailler. La princesse entre lentement sur la ritournelle de l’air qui suit. Les dames se lèvent et la saluent aveç respect , puis se rasseoient sur un signe de la princesse.)

LA PRINCESSE

RÉCITATIF

Pep4«mt toute la nuit, mon attente fut vaine !..

Dans mon mortel effroi , je compte le§ instants,

11 ne vient pas... affront plus cruel que ma peine !..

Moi, fille de roi, je l’aime et je l’attends!..

AIR

Dans Pâme délaissée ,

Que l’amour a blessée ,

La douce paix ne renaîtra jamais !

Cette mer irritée,

Que le vent soulevait ,

Cesse d’être agitée ,

Et le calme rénaît.

Mais dans l’ânie offensée.

Que l’amour a blessée,

La douce paix ne renaîtra jamais!..

(La princesse va s’asseoir devant son métier à tapisserie.)

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