‹ Å’uvres illustréesChapitre 277 sur 1154 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Le théâtre représente une chambre d'auberge. Sur les deux premiers plans, à gauche et à droite, deux portes vitrées faisant face au spectateur; sur le second plan à gauche, un lit et une table sur laquelle est un miroir ; à droite, sur le second plan, une porte conduisant dans l’intérieur de la maison. Au fond du théâtre, une croisée donnant sur la rue.

ZERLINÈ, tenant à la main un bougeoir et des (lambeaux. Elle entre par la porte à droite, gu elle laisse ouverte, et parle à la cantonade.

RÉCITATIF

Ne craignez rien, Milord! oui, je vais sur-le-champ, Pendant que vous ôtes à table,

Préparer votre lit et^votre .appartement.

(. Descendant le théâtre et posant le bougeoir sur la table.)

On n’entendit jamais de tapage semblable;

J’en perdrai la tête, je croi :

Aller, venir, courir au bruit de vingt sonnettes,

Et de tous ces messieurs écouter les fleurettes,

On n’a pas un instant à soi.

AIR

Quel bonheur! .je respire. Oui, je suis seule ici;

On me laisse un instant : qu’au moins il soit pour lui!

A peine ai-je le temps de dire que je l’aime.

De peur de l'oublier, je le dis à moi-même.

Non, pour moi ce mot-Ui Jamais ne s’oublîra.

( Montrant son cœur.)

Son souvenir est là!

Quel bonheur! je respire. Oui, je suis seule ici;

Ou me laisse un moment, qu’au moins il soit pour lui!

Ce ne serapaslong, car voilà que l’on montedéjà. (.1 Milord et à sa femme qui entrent.) Quand Milord et Milady voudront, leur appartement est prêt. Au bout du corridor.

Page 1