‹ Å’uvres illustréesChapitre 282 sur 1154 · LORENZO, MILORD · texte numérisé non relu

LORENZO, MILORD

milord. Et moi, messié la brigadier, je allais retrouver Milady qui était capable pour mourir de frayeur. J’ai dit: rassurez-vous, je vais aller voir. (Contrefaisant la voix d’une femme.) Milord, mon cher milord, ne laissez pas moi toute seule! Et elle serrait moi tcndrementbeaucoup. C’était pas arrivé depuis bien longtemps.

lorenzo, souriant. Vous voyez qu'à quelque chose la frayeur est bonne.

milord. Yes, c’était bonne pour des femmes. ( Continuant à parler pendant que Lorenzo remonte le théâtre, il regarde par la porte à droite si Zerline revient, et redescend à gauche du spectateur. Il s’assied près de la table.) Mais pour nous autres, messié la brigadier, pour nous autres qui étaient des hommes... (On entend dans le cabinet à droite le bruit d’une chaise qu’on renverse .) milord, effrayé. Hein! avez-vous entendu?

le marquis, bas, à Beppo dans le cabinet. Maladroit! lorenzo, froidement . C’est le bruit d’un meuble qu’on a renversé.

milord. Nous n’étions pas seuls ici?

lorenzo. C’est sans doute Milady ou sa femme de chambre. milord. Non elle n’est pas de ce côté : il n’y avait personne.

lorenzo, toujours assis. Vous croyez?

milord, inquiet et regardant. Je en étais persuadé!

beppo. Nous sommes perdus!

FINAL

MfLORD.

N’était-il pas prudent de reconnaître Ce qui se passe là-bas?

lorenzo se levant.

On peut voir.

milord, l’engageant à passer.

Yes, voyez.

beppo, dans le cabinet.

C’est fait de nous!

le marquis, de même.

Peut-être.

Laissez-moi faire et ne vous montrez pas.

(Au moment où Lorenzo traverse le théâtre pour entrer dans te cabinet, le marquis en ouvre ta porte qu’il referme.)

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