‹ Å’uvres illustréesChapitre 285 sur 1154 · MILORD ET LORENZO · texte numérisé non relu

MILORD ET LORENZO

Monsieur, sur ce doute outrageant Vous vous expliquerez ici môme à l’instant. le marquis, à part avec joie, et les regardant l’un après l’autre.

De tous mes ennemis, enfin, j’aurai vengeance !

( Prenant Milord à part, et à demi-voix.)

Pour vous-môme. Milord, ne faites point de bruit!

De Milady, c’est vrai, les charmes m’ont séduit;

Et ce portrait charmant, gage de ma constance...

(Il tire de sa poche le médaillon qu’il lui montre.) milord, furieux.

Ah ! goddam ! nous verrons !

le marquis, froidement, et à voix basse.

Quand vous voudrez, suffit.

( Prenant à part Lorenzo, et montrant Milord.)

Je voulais à ses yeux dérober ton offense,

Mais tu l’exiges...

LORENZO

Oui!

le marquis, montrant le cabinet.

J’étais là... je venais...

Pour Zerline.

LORENZO

Grand Dieu!

Tu comprends, je suppose?

LORENZO

Être trahi par elle! et je le souffrirais!

Courons!

le marquis, le retenant par la main.

Je n’entends point qu’un tel aveu l’expose!

LORENZO

Vous la défendez?

LE MARQUIS

Oui ; pour elle, point d’éclat.

LORENZO, s’arrêtant et regardant le marquis avec mû fureur concentrée.

Quand un grand ne craint pas d’outrager un soldat,

S’il a du cœur...

le marquis, à demi-voix.

J’entends! tantôt, seul, à sept heures.

Aux Rochers noirs.

lorenzo, de même.

C’est dit.

le marquis, à part, avec joie.

Il n’en reviendra pas, Mes compagnons, dans ces sombres demeures, De nos braves sur lui vengeront le trépas.

ensemble.

LORENZO

O fureur! ô vengeance!

Elle a pu me trahir !

Après son inconstance Je n’ai plus qu’à mourir!

le marquis.

O bonheur! ô vengeance!

Tout va me réussir!

Je punis qui m’offense :

Ali! pour moi quel plaisir!

MILORD

O fureur! ô vengeance! .

Elle a pu me trahir?

Gardons Vien le silence ; Mais sachons la punir ! -

FHA DIAVOLO.

BEPPO ET GIACOMw O bonheur! ô vengeance!

Il s’en tire à ravir!

Attendons en silence Le moment de sortir.

Les précédents; PAMÉLA, sortant de la chambre à gauche ; ZERLINE, entrant par la porte à droite.

PAMÉLA

Dans cette auberge quel tapage !

(A son mari.)

Vous veniez pas me rassurer.

zerline, allant à Lorenzo.

Venez, j’ai fait tout préparer.

zerline et paméla, l’une à Lorenzo, l’autre à Milord. Pourquoi donc ce sombre visage ?

MILORD ET LORENZO, à part.

La perfide !

paméla, tendrement.

Mon cher époux!

MILORD

Laissez-moi! je voulais me séparer de vous.

PAMÉLA

Pourquoi donc?

MILORD

Je voulais.

zerline, de Vautre côté, à Lorenzo .

Lorenzo, qu’avez-vous?

lorenzo, froidement et sans la regarder. Laissez-moi ! laissez-moi !

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