SCENE PHEMIERE
M. DE LINSBERG, seul.
RÉCITATIF
Enfin voici le jour! Grâce à nos so:ns, j espère, Nul témoin indiscret ne m’aura vu sortir.
Mais chez moi, si matin, n'osant pas revenir, J’errais depuis l’aurore en ce lieu solitaire, Doucemeut occupé d’un tendre souvenir.
AIR
Ce deuil de la nature,
Et ces tristes bosquets,
Ces arbres sans verdure,
Ont pour moi des attraits.
En vain soufflait la bise;
Au milieu des frimas Je pensais à Louise,
Et me disais tout bas î Le printemps,
En tout temps,
Aux amants A su plaire.
Je préfère
Les sombres autans.
Moi, l’hiver M’est plus cher.
Oui, l’hiver,
Quand on aime.
Vaut lui-mème Le temps Du printemps.
Cette blanche neige Me dira toujours Que le ciel protège Nos amours !
Le pi intemps,
En tout temps, etc.