‹ Å’uvres illustréesChapitre 455 sur 1154 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

ARPAYA, seul. Qu’est-ce qu’il a donc avec son air en dessous? Certainement je suis charitable ; je suis payé pour cela. J'espere bien, par exemple, qu’il ne viendra plus personne; car, au lieu de s’apaiser, l’orage redouble, et j’ai chez moi, dans ma chambre, auprès de mon leu, un bon souper qui m’attend, des ravioles et un macaroni au parmesan; che gusto!

PREMIER COUPLET

J’entends et la grêle et la pluie Qui viennent battre mes vitraux,

Et l’orage, dans sa furie,

Au loin dévaste les hameaux.

Mais sous ce toit qui me protège,

J’ai bon lit et repas choisi ;

Qu’ailleurs il pleuve ou bien qu’il neige,

Moi, je suis à l’abri :

. Que le ciel soit béni!

DEUXIÈME COUPLET

Moi, je ne suis pas cgo'iste,

Et quand les gens sont en danger, Très-volontiers je les assiste.

S’il ne faut pas me déranger.

Mais, hélas ! lorsque l’éclair brille.

Lorsque la foudre a retenti,

Je dis, près d’un feu qui pétille :

On est si bien ici !

Que le ciel soit béni !

(A la fin du couplet, on entend sonner une cloche.)

Là! si ce n’est pas comme un fait exprès! un pèlerin qui arrive. Dieu! qu’il en coûte pour être charitable, voyons cependant s’il est encore dans le délai fixé; hélas, oui; il n’est pas encore minuit; sans cela, je jure par san Lorenzo hospitalier qu’il serait resté à la porte. (Regardant par la fenêtre.) Quel bonheur! Géronimo, mon filleul, a été ouvrir il m’a sauvé là un rhume dont je lui tiendrai compte. Mais que vois-je ! deux voyageurs : trop heureux encore qu’ils se soient entendus pour arriver ensemble.

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