‹ Å’uvres illustréesChapitre 474 sur 1154 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

CICILY, seule, oreupée à travailler. Pieu! que Reflg pièce est grande ! quand on y est tonte seule. Onze heures vieunent de sonner à la grande horloge de i'ahhuye, et ma maîtresse ne songe pas à se coucher ; je gagerais q*n| y a quelqu’un que je ne connais pas qui doit ycuir ici, en soir. A la bonne heure! mais moi qui n'attends perso, je m’endormais là sur le vingt-deuxième couplet de ma ballade.

BALLADE

« Voyez-vous, dit alors la reing,

« Auprès de nous ce bel enfant,

« Aux cheyeux plus noirs que J’ebènc,

« Au manteau bleu broché d'argent.

« Quel est-il! sa grâce ingénue « N'a pas encor frappé ma vue,

« — C’est Edouard de Balmoelé,

« Page de Votre Majesté., »

Des lampes les clartés pâlissent;

Le bat brillant vient de finir.

Tous les courtisans applaudissent,

En bâillant encorde plaisir,

Et dans cette royale enceinte Noire page, heureux et saus craluté,

Dort comme on n'a jamais, je rrni,

Dormi dans un palais de roi,

Tout à coup auprès de sa couche Apparaît uu fantôme btapc.

11 veut crier, et sur sa bouche Vient se poser un doigt charmant- Contraint à garder Je silence,

Le beau page prit patience :

Car ce fantôme singulier Ne défendait que... de crier.

Voilà une histoire qui me fait toujours peur quand je la chante... il me semble que je ne me trompe pas, j’entends marcher de ce côté; ah! mon Dieu!..

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