SCÈNE III
Les précédents, DE PRESLE, LE DOMESTIQUE.
le domestique, annonçant. Monsieur de Prcsle. (Il entre dans l'appartement à gauche.)
de presle. Pardon, Madame, je crains bien d’être doublement indiscret; car vous n’ètes pas seule.
MADAME DE TRENEUIL. C’eSt ma SOCUr.
de presle. Ah! oui, je me rappelle... c’est Mademoiselle que vous m’avez montrée avant-hier, à celte soirée, et qui éclipsait par sa grâce toutes ses jeunes compagnes.
Delphine, à part. 11 m’a remarquée; j’en éfais sûre.
madame de treneuil. Sans votre disparition subite. Monsieur, j’aurais satisfait à votre demande, en lui présentant le fils d’un ancien ami de notre famille.
de presle. Une circonstance imprévue que j’ai vivement regrettée... Trop heureux s’il m’est permis de réparer ma perte.
Delphine, à part. Nous y voilà.
le domestique, rentrant , à Delphine. Le commis de Batton a dit qu’il était pressé, et si Mademoiselle veut choisir les fleurs pour ce soir...
Delphine. Oui, je vais y aller... ( A part.) Quel ennui ! je serais peut-être mieux en cheveux; mais non... de jolies fleurs; et puis, il vient de me voir ainsi; cela me changera. (Lui faisant la révérence.) Monsieur... (A pari.) Il est fâché que je parte. ( Elle sort.)
de presle, à part. Je suis enchanté que la petite sœur nous laisse.
madame de treneuil, au domestique. Dès qu’on arrivera, faites entrer dans le grand salon, et avertissez-moi: allez. (Le domestique sort.)
Delphine.