SCENE V
1SOLIEK, URSULE.
URSULE. Vous vous en allez donc, monsieur Isolier?
isouer. 11 le faut bien.
URSULE, à voix basse. Bah! puisque vous voilà, quelques minutes de plus ou de moins... Si vous m’acheviez cette histoire du comte Ory, que tout a l’heure vous aviez commencée, que je la sache seulement.
isouer. Oui, pour aller la redire.
ursule. Non; je l'oublierai tout de suite.
isouer. Imagine-toi que je lui conseillai, pour entrer dans ce moutier , de prendre parmi ses chevaliers... (On entend frapper à coups précipités.) Qui peut, à pareille heure, venir vous rendre visite? (Le bruit redouble.)
ursule. C’est à la grande porte du château ; je cours voir ce que c’est. Mon Dieu ! que je suis malheureuse ! Je ne saurai encore rien. Tenez, Monsieur, descendez vite par cet escalier; surtout tirez la porte sur vous, et qu’on ne vous revoie plus. Demain vous m achèverez l’histoire, n’est-ce pas? Allons, partez, et ne revenez jamais. (Elle sort par la porte du fond. On continue de frapper.)