‹ Å’uvres illustréesChapitre 591 sur 1154 · SCENE VU · texte numérisé non relu

SCENE VU

ISOLIER, URSULE, entrant précipitamment.

ursule. Comment! encore ici, Monsieur?

isolier. Pouvais-je partir sans savoir la cause de tout ce bruit? tu vas m’expliquer...

ursule. Non, Monsieur. Hâtez-vous de vous retirer, et laissez-moi entrer chez Madame.

isolier. Bah ! quand on y est, quelques minutes de plus ou de moins...

ursule. Eh bien ! puisqu’il faut vous le dire, cest encore un nouveau tour de votre maître : de malheureuses pèlerines qu’il poursuit, et qui nous demandent l’hospitalité.

Air : Adieu, je vous fuis, bois charmant.

Je viens en bas de les trouver :

Si vous voyiez leur contenance!

Elles me priaient de sauver Leur honneur et leur innocence.

De frayeur mon cœur hésitait.

Mais la pitié fut la plus forte :

On ne peut, par le temps qu’il fait.

Laisser l’innocence à la porte.

isolier. Et combien sont-elles?

URSULE. Quatorze; je les ai comptées.

isolier, étonné. Quatorze! et tu les as fait entrer? ursule. Sans doute; elles sont en bas, dans le parloir.

isolier. Ici, dans le château ?

ursule. Oui; elles attendent ce que Madame va décider de leur sort. Allons, vous voilà instruit, laissezmoi entrer, et hâtez-vous de vous retirer. Surtout, fermez les deux portes sur vous. ( Elle sort par la porte à droite.)

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