‹ Å’uvres illustréesChapitre 592 sur 1154 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

ISOLIER, seul. Me retirer! il s’agit bien de cela maintenant. Ah! malheureux ! qu’ai-je fait? Oui, tout me le dit, voilà l’effet de mes conseils. Ce déguisement, c’est moi qui en ai donné l’idée. Le comte et ses dévoués serviteurs sont maintenant dans cette enceinte, dans le castel de ma belle cousine. Je ne me doutais pas, il est vrai, que ce fût là cctlc beauté dont il était amoureux. Grands dieux! que faire? Infortuné! et pourquoi me plaindre? je suis trop heureux, au contraire, de ne pas être parti ; peut-être trouverai-je le moyen de déjouer les projets du comte, d’empêcher l’entrevue qu’il désire avec tant d’ardeur; car s’il la voit, qui sait? Ma cousine m’aime, mais elle est femme : le rang du comte, l’offre de sa main, peuvent l’éblouir!.. Non, veillons sur ma belle cousine, sur mon seigneur, et montrons-nous le digne page du comte Ory! On vient. Prévenir ma cousine ne servirait à rien. Le comte n’est pas homme à s’éloigner si la ruse ne l’y force. Cachons-nous sur ce balcon ; et tenons-nous prêt à tout événement. (Il entre sur le balcon et referme la croisée.)

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