‹ Å’uvres illustréesChapitre 624 sur 1154 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

NÉRILHA, LE PRINCE.

nérilha. O ciel! c’est lui!

LE prince. Oui, c’est moi, qui malgré votre défense viens encore vous implorer!., rien qu’un instant... laissez-moi vous dire que depuis le premier jour où je vous ai vue, ce que je ressens là, c’est de l’amour !

nérilha, effrayée. Est-il possible! De l’amour! Ce mot si terrible... qu’il m’est bien défendu de prononcer... (A part.) Mais non pas de...

le prince. Eh! que craignez-vous de moi?.. En vous ost ma vie!., je voudrais la passer dans ce royaume de fleurs, qui ferait oublier tous les autres! nérilha, troublée. Seigneur.'..

le prince. Près de vous, qui ne m’aîmez pas, je le sais... qui jamais ne pourrez éprouver ce que j’éprouve pour vous!..

NÉRILHA, à part. Je n’en voudrais pas répondre. le prince. Mais, dites-moi seulement, dites-moi qu’un Jour peut-être...

nérilha. Jamais!., jamais!., et si vous ne voulez pas, comme hier, me forcer à vous fuir... il faut me promettre de ne jamais rien demander... rien exiger... le prince. Je le jure!

nérilha. Soumission absolue à tous mes ordres... le prince. Je le jure!

nérilha. Ah! maintenant, me voilà bien tranquille! (On entend un air de marche; regardant au fond du théâtre.) Eh! mon Dieu!., qui vient là!.. De grâce, éloignez-vous!

le prince. Oui, je vous obéis... bientôt je reviendrai! (Il s’éloigne par la gauche du spectateur .)

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