‹ Å’uvres illustréesChapitre 623 sur 1154 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

(Le fond s’ouvre; on aperçoit Nérillia au milieu de jeunes nymphes groupées autour d’elle , et lui présentant des roses ; elle leur fait signe de s’éloigner, et redescend le théâtre ; le prince, caché dans le bosquet, à gauche, dont il écarte les branches, regarde pendant quelques instants Nérilha, puis il referme doucement les branches.)

NÉRILBA.

RÉCITATIF

Des roses, partout des roses!

Sur les gazons naissants des fleurs fraîches écloses.

Et je ne sais... mais, maintenant je crois Les voir, les admirer pour la première fois !

AIR

O suave et douce merveille!

Par qui mon cœur est transformé.

Mon cœur bat, mon âme s’éveille.

Tout mon être s’est animé!

D.rns un long sommeil engourdie,

A la nuit succède le jour !

C’est l’existence, c’est la vie!

C’est la lumière, c’est l’amour!

La rose nouvelle,

Plus fraîche et plus belle.

Répand autour d’elle Parfums plus doux encor!

Et cette onde si pure.

Avec son vif murmure,

Dans ces bosquets prend son essor.

A toi, je m’abandonne,

Bonheur qui m’environne!

Mon cœur déjà rayonne D’un pur et tendre amour!

Un pouvoir tutélaire Sur la nature entière Répand un nouveau jour!

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