‹ Å’uvres illustréesChapitre 626 sur 1154 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

NÉRILHA, CADIGE, XAILOÜN, GULNARE, portée sur un riche palanquin. Choeurs d’esclaves, hommes et femmes, puis LE PRINCE.

CHŒUR

Plaisirs, ivresse et fête!

Que le divin prophète.

De l’hymen qui s’apprête.

Protège la splendeur!

Et vous, en qui rayonne L’éclat de la couronne.

Ah! que Brama vous donne Gloire, amour et bonheur!

Quel beau jour! quelle fête!

O triomphe ! ô grandeur !

De l’hymen qui s’apprête,

O sublime splendeur!

Grand sultan, la gloire environne Ta sublime couronne!

A jamais, que Brama te donne Gloire, amour et bonheur!

gulnare, qui est descendue de son palanquin. AIR.

Je commande, je suis la reine!

Vous, qu’ici le respect enchaîne,

LA FÉE AUX ROSES

LA FÉE AUX ROSES

A l’aspect d’une souveraine,

Au nom de mon royal époux,

Esclaves, prosternez-vous !

CHŒUR

Brama! Brama!

Puissant Brama!

GULNARE

Le bonheur règne d’avance En ce séjour !

Je ne veux pour récompense Que votre amour!

Soyez heureux.

Soyez joyeux.

Car je le veux!

Livrez-vous aux plaisirs les plus doux.

Ou sinon malheur à vous!

Le bonheur règne d’avance En ce séjour!

Je ne veux pour récompense Que votre amour!

CHŒUR

O Brama ! Brama !

Puissant Brama !

gulnare, se retournant et apercevant Cadige et Nérilha. Bonjour Cadige, et toi petite Nérilha!

(La prenant à part, et à voix basse.)

Comme nous, je le vois, le destin t’exauça !

(Haut.)

Mon pouvoir vous protégera!

cadige et nérilha, s’inclinant.

Que de bontés !

(En ce moment, le prince sortant de l'allée, à gauche, où il s'était réfugié, se trouve en face de Gulnare, qui remontait le théâtre.)

gulnare, apercevant le prince.

Ah ! grand Dieu ! qu’ai-je vu ?

Qu’est-ce donc?

gulnare, s’approchant du prince.

L’amour en traits de flamme.

Avait trop bien gravé son portrait dans mon àme,

Pour n’avoir pas à l’instant reconnu Le sultan, mon époux !

tous, étonnés, regardant le prince et se prosternant. Le sultan!

nérilha, à part, avec douleur.

Son époux!

ENSEMBLE

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