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SCENE VII

Les précédents; ABOULFARIS et plusieurs Seigneurs entrent dans ce moment.

le prince, s’adressant à Gulnare.

Noble et vertueuse princesse,

Que je présente à Votre Altesse Les premiers de ma cour!

(Prenant Aboulfaris par la main.)

D’abord mon grand vlsir!

gulnare et aboulfaris se regardant l’un et l’autre avec effroi.

O ciel! ô ciel! je me sens défaillir!

GULNARE

O fatale présence!

Comment m’y dérober?

Hélas! en défaillance Je suis prête à tomber !

Si ce fatal mystère Venait à voir le jour,

Dans son cœur, la colère Remplacerait l’amour!

le prince, regardant Nérilha.

A sa douce présence 11 faut me dérober !

Pour moi quelle souffrance!

Je crains d’y succomber!

Dans ma douleur amère,

Il faut fuir sans retour.

Adieu! toi qui m’es chère,

Adieu! mon seul amour!

NÉRILHA.

Sortons, à sa présence 11 faut me dérober !

Pour moi, quelle souffrance !

Je crains d’y succomber!

Le dépit, la colère.

M’agitent tour à tour.

Rien ne peut plus me plaire En ce triste séjour.

ATALMUC.

Je comprends sa souffrance.

Et, prête à succomber.

Bientôt en ma puissance Elle va retomber !

Oui, je tremble et j’espère,

Et frémis tour à tour De plaisir, de colère.

De fureur et d’amour !

Aboulfaris, regardant Gulnare.

O fatale présence!

Comment m’y dérober?

Hélas ! en défaillance Je suis prêt à tomber !

Cachons bien ce mystère.

Ou mon maître en ce jour,

Pourrait, dans sa colère,

Châtier notre amour !

nérilha.

Dieu puissant, que dit-elle, est-ce un rêve? Quoi! c’est lui... qui serait son époux?

Le dépit en mon âme s’élève.

Je ne puis contenir mon courroux!

atalmuc, regardant Nérilha.

Quel soupçon dans mon âme s’élève!

Elle tremble à ce nom seul d’époux !

C’en est fait! non, ce n’est plus un rêve, Tout me dit que son cœur est jaloux!

LE PRINCE

Quel tourment dans mon àme s’élève!

H faut perdre un espoir aussi doux!

Adieu donc, mon bonheur et mon rêve, C’en est fait! me voilà son époux!

GULNARE

Jusqu’à lui, sur le trône, il m’élève.

Et chacun de mon sort est jaloux!

Dans ma main j’ai le sceptre et le glaive, Devant moi, tombez tous à genoux !

XAiLOUN ET CADIGE.

Jusqu’au trône la gloire l’élève.

Et chacun de son sort est jaloux !

Dans sa main sont le sceptre et le glaive Qu’elle tient du sultan son époux!

XAiLOUN.

Quelle douce espérance Vient déjà m’absorber !

A ce bonheur, d’avance.

Je crains de succomber!

Ma belle ménagère M’a payé de retour!

C’est moi qu’elle préfère,

Je suis son seul amour!

CADIGE.

Quelle douce espérance Vient soudain m’absorber!

A ce bonheur, d’avance.

Je crains de succomber!

Oui, son ardeur sincère Me paya de retour!

Oui, c’est moi qu’il préfère,

Je suis son seul amour!

( Gulnare présente sa main au prince , qui la porte à

LA FÉE AUX ROSES

ses lèvres, et s'éloigne avec elle, ainsi que sa suite, au milieu de laquelle disparaissent Aboulfaris, Xaïloun et Atalmuc.)

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