ACTE TROISIÈME
La scène se passe à Paris, rue Neuve-Saint-Paul, dans l’hôtel de la marquise. Un salon. Porte au fond : deux latérales. A gauche du spectateur, une cheminée.
LA MARQUISE, assise prés de la cheminée , et deux Domestiques debout, recevant ses ordres. Vingt personnes à dîner, vous entendez. A côté de moi M. de Soubise et M. de Dangeau. Nous dînerons tard, très-tard, à deux heures ! M. de Dangeau est obligé d’aller ce matin à la cour; et c’est pour se rendre à mon invitation qu’il reviendra exprès de Versailles. (Réfléchissant.) De Versailles ! il nous en rapportera des nouvelles... (Aux deux domestiques.) Je déjeunerai seule, ici, au coin du feu; une tasse de thé, pas autre chose ; pour tantôt, que l’on n’épargne rien, et que tout soit convenable. (Ils vont pour sortir.) Un mot encore; je ne reçois personne ce matin que M. de Saint-Brice, si par hasard il se présentait, et mon intendant Galilard , qui doit venir. Allez , qu’on me laisse. (Les domestiques sortent.)-