SCENE XII
FINAL
Les Précédents, XAILOUN et CADIGE, sortant de la mosquée, à gauche, puis GULNARE, ABOULFARIS; Les Seigneurs de la coor. Le Peuple, ensuite ATALMUC.
cadige, à Nérilha. Eh bien ! vous ne venez pas à la mosquée? Voilà tous les grands de l’empire qui sortent du baise-main général.
gulnare, tenant à la main le bouquet aux feuilles d'argent , et s’adressant à Cadige.
De ce royal présent, oui, je suis satisfaite.
D’où vous vientril?
nérilha, s’avançant.
De votre humble sujette!
le prince.
D’elle, je l’acceptai pour vous l’offrir !
GULNARE
C’est bon !
nérilha, à la prinsesse.
Mais vous ne croiriez pas que le prince refuse De m’en payer le prix que je veux!
gulnare, haussant les épaules.
Allons donc !
Cela n’est pas ! cette femme m’abuse ! le prince, avec impatience.
Eh! non!., mais c’est un prix...
gulnare, avec dédain.
Un prince, marchander!
Et dans un jour de noce, encore! allons, vous dis-je. Finissons-en... il lui faut accorder Tout ce qu’elle voudra...
LA FÉE AUX ROSES
hérilha, au princ», avec malice.
Votre femme 1 exige !
le prince, riant.
C’est différent... payons.
m s’approche de Nérilha, qu’il embrasse. A l’instant, un coup de tonnerre se fait entendre ; Atalmuc accourt du palais, à droite ; Xaïloun, effraye, sort de la mosquée, à gauche, avec la foule *u peuple. Les vieux vêtements et les cheveux blancs de Nérilha disparaissent. On la revoit jeune et fraîche comme elle était au second acte.)
CHŒUR GÉNÉRAL
O prodige!
lb prince, poussant un cri.
Trésor que je revois, vous m’êtes donc rendu!
Et je tombe à vos pieds, de bonheur éperdu.
atalmuc, s’approchant de lui.
Prince, que faites-vous? L’ordre de votre père!.. le prince, prenant la main de Nérilha.
De celle qui m’est chère.
Rien ne peut plus me séparer !
gulnare, qui s'est élancée du groupe
elle était, s'avance, paree du bouquet blanc, qu elle vient de mettre à sa ceinture.
Et la foi qu’aux autels vous deviez me jurer? le prince, regardant le bouquet blanc, qui vient de se changer en fleurs rouges.
Et celle que de vous j’avais déjà reçue?..
De ces magiques fleurs la blancheur disparue.
Prouve qu’un autre amant a su vous attendrir!
Et ce rival heureux...
XAlLOUN ET CADIGK.
Etait le grand visir ! ! !
aboulfaris, se mettant à genoux.
C’est fait de moi!.. Le sultan me condamne...
le prince, lui montrant Gulnare.
A devenir l’époux de la sultane !
aboulfaris, se relevant.
Quelle faveur ! . .
nérilha, apercevant Atalmuc, qui détourné la tete et essuie une larme.
Et vous dont j’ai pitié...
Pour guérir tant d’amour...
atalmuc.
Vaine fut ma science !
11 n’est pas de moyen!..
NÉRILHA.
Il en est un, je pense,
Que notre cœur vous offre !..
ATALMUC.
Et lequel?
nérilha, lui tendant la main.
L’amitié I
Magicien, sorcellerie,
Votre art succombe dans ce jour!
Et le pouvoir de la magie Ne vaut pas celui de l’amour!
CHŒUR FINAL
Magicien, sorcellerie, etc., etc.
LA CHARBONNIÈRE
LA CHARBONNIÈRE
OPÉRA-COMIQUE EN TROIS ACTES
Représenté^ pour lu première foi», il Paris, sur le théâtre royal .le l«péra-Co...lq..e, le t S octobre «845
EN SOCIÉTÉ AVEC M. DE MBLB5VILLB.